Prime à la reprise 2018

L’une des mesures phares du ministre de l’écologie en 2018 est la reconduction d’un dispositif qui existait déjà l’année dernière, mais qui, trop restrictif, personne ne connaissait réellement.
Prime à la reprise 2018
Par Loic FERRIERE le 23/01/2018

Baptisée "prime à la conversion" (ou prime à la casse pour les intimes), la mesure a été améliorée par N.Hulot et notamment étendue aux véhicules d’occasion, sous conditions bien sur.

Valable dans le neuf ou l’occasion

La vraie nouveauté de cette prime à la reprise est surtout de l’avoir étendue au marché de l’occasion. Pour autant, il est nécessaire de respecter certains critères.

En effet, le véhicule mis à la casse doit avoir été immatriculé à son nom depuis au moins 1 an, et doit avoir été mis en circulation avant 1997 pour un moteur essence. Petite complication pour le Diesel, si le ménage n’est pas imposable, il est possible de lâcher un véhicule immatriculé jusqu’en 2006, ou jusqu’en 2001 pour les ménages imposables.

Toutes les conditions sont décrites sur la FAQ disponible ici :

Mais surtout, outre le véhicule repris, celui acheté doit rejeter moins de 130 gr de CO2 / km, ce qui élimine d’office pas mal de modèles (et favorise… le Diesel),  et doit être éligible à  la vignette… Crit'air 1 ou 2. A noter que cela est valable pour un achat pur ou une location longue durée.

Une prime sans condition de ressources pour en bénéficier

Si tout un chacun peut en profiter, en revanche, les ménages non imposables bénéficient d’un bonus non négligeable puisque la prime passe alors de 1 000 € à 2 000 €. Ainsi, un ménage à faibles revenus peut en profiter pour acquérir un véhicule d’occasion en très bon état. Attention, dans le cas de l’achat d’un véhicule électrique neuf, cette prime passe à 2 500 € (sans condition de ressources), au lieu de 4 000€ jusqu’alors.

La prime à la conversion disponible également pour les achats entre particuliers

Et oui, rares sont ceux qui communiquent sur ce sujet, et certainement pas les constructeurs, mais les ventes entre particuliers bénéficient également de la prime à la conversion. Si cela nécessite des démarches supplémentaires de la part de l’acheteur, il s’agit là d’une très bonne nouvelle.

Ainsi, après l’achat du nouveau véhicule (ou avant afin de vérifier que toutes les conditions sont réunies), l’acheteur doit faire la demande via un site internet dédié . Si les caractéristiques du véhicule cédé et celles du véhicule acheté correspondent aux critères, il suffit ensuite de prendre contact avec le centre agréé de son choix (voir liste des VHU ici).

Pour autant, contrairement à l’achat auprès d’un professionnel qui déduit automatiquement la prime, l’acheteur devra faire l’avance et attendre ensuite le remboursement de la part des services de l’Etat.

Cette prime à la reprise est clairement une aubaine pour les ménages à faibles revenus, en leur permettant de se séparer d’un vieux modèle pour un véhicule plus moderne.

Ainsi, une Mégane Diesel de 2013 avec 110 000 km affichée à 7 000 € revient ainsi à  5 000€, ou encore, une Sandero Stepway Diesel de 2012 avec  100 000 km tombe à 4 600 € quand un Duster Diesel Laureate de 2011 affichant  80 000 km sera disponible dès 6 000 €.  Sans oublier la possibilité d’acquérir un petit véhicule essence. Une bonne affaire en perspective donc.

Le dispositif est donc très intéressant pour les ménages qui cherchent un véhicule d’occasion à prix réduit, avec une baisse du tarif pouvant facilement atteindre les 30%.

A l’inverse, plus difficilement compréhensible, sur le marché électrique neuf, le gouvernement revient clairement en arrière.

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