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Le ras-le-bol des automobilistes face aux dos d’ânes illégaux

Depuis plusieurs années, on ne peut pas passer dans une ville sans rencontrer au moins un dos d’âne. Crées dans le but de faire ralentir la circulation aux abords des écoles ou des zones dangereuses, les dos d’ânes sont pourtant parfois hors-la-loi.
Le ras-le-bol des automobilistes face aux dos d’ânes illégaux
Par le 16/11/2020

L’association « 40 millions d’automobilistes » lance un appel au soutien afin d’établir des actions à mettre en place contre la prolifération des dos d’ânes illégaux. Depuis presque 10 ans, les dos d’ânes et ralentisseurs sont devenus le quotidien de millions de français sur la route. Conçus pour faire ralentir la circulation dans les zones dites de « passages » ou dangereuses, les dos d’ânes ou ralentisseurs sont plus de 400 000 en France. Pourtant réglementés, plus d’un tiers d'entre eux seraient hors normes. Dans le Var, un habitant a envoyé une facture de réparation de 2 500 euros au Conseil départemental après qu’un dos d’âne a complètement arraché le bas de caisse de sa Mercedes. Après de multiples recours lancés par des associations à l’été dernier, le tribunal administratif de Toulon a débouté les requêtes de deux associations qui dénoncent la non-conformité des 1 500 ralentisseurs installés dans le département.

C’est désormais au tour de l’association « 40 millions d’automobilistes » de prendre l’affaire en main et de lancer une pétition contre ces dos d’ânes illégaux. Tous les automobilistes qui souhaitent se mobiliser aux côtés de l’association sont donc invités à se rendre à l’adresse suivante pour manifester leur soutien.

Quelle est la véritable réglementation d’un dos d’âne ?

D’après la réglementation datant de 1994, un dos d’âne doit faire au maximum 4 mètres de long et ne doit pas dépasser 10 centimètres de hauteur. Ils sont interdits sur les voies en pente, dans les virages ou sur les routes desservies par les transports publics. Le dos d’âne ne doit ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager ni endommager un véhicule. Pourtant, même avec ces réglementations, de nombreuses communes sont hors-la-loi et les usagers n’en peuvent plus.

En début d’année, dans le Var, afin de constituer le dossier qui aura finalement été rejeté devant les tribunaux par la suite, un huissier de justice avait mesuré le dos d’âne qui avait détruit le soubassement de la Mercedes. Au lieu d’atteindre les 10 centimètres réglementaires, ce dos d’âne n’en faisait pas moins de 26 ! Preuve à l’appui, la décision du juge a pourtant été de rejeter cette requête. Là encore, l’action que souhaite mener l’association n’est pas de faire retirer l’ensemble des dos d’ânes car ces ralentisseurs sont importants en agglomération dans les rues des écoles notamment. Ils font ralentir la circulation et permettent aux parents par exemple d’être plus serein et de sentir leurs enfants en sécurité. Ici, l’objectif est de faire respecter les réglementations en vigueur afin que les usagers n’aient plus de soucis mécaniques sur leur véhicule mais aussi de problèmes de santé. Hors normes, ces dos d’ânes peuvent avoir de réelles conséquences sur la santé des usagers.

Des conséquences matériels mais pas que…

On n’y pense pas forcément au premier abord mais les dos d’ânes peuvent causer de gros problèmes sur la santé des usagers. Pour les chauffeurs de bus par exemple, rouler toute une journée sur le même trajet avec pas moins de 30 passages, si ce n’est plus, sur ces dos d’ânes, peut amener à de graves problèmes de dos. 

Les dos d’ânes sont également source de nuisances sonores qui, sur la durée, exaspèrent les riverains qui vont même jusqu’à se battre en justice contre des municipalités pour la remise aux normes de ces ralentisseurs.

Plus grave encore, d’après une étude menée en Angleterre, les ralentisseurs, dans leur globalité, seraient source de pollution et en partie responsables des 25 000 morts par an liées à la pollution des transports.

Enfin, ces dos d’ânes illégaux provoquent d’importants dégâts sur la mécanique des véhicules. Lorsque ce dernier est illégal et dépasse les 10 centimètres de hauteur, certaines voitures ne peuvent pas le passer. Malheureusement, il n’est pas toujours possible d’emprunter une autre voie pour contourner ce dos d’âne et c’est ainsi que les usagers ferment les yeux et font pâle figure quand ils entendent le bitume arracher le bouclier avant, les bas de caisse et les échappements de leur véhicule.

Pour l’association « 40 millions d’automobilistes », il est temps d’agir pour lutter contre la prolifération des ces dos d’ânes illégaux. Pour que des actions soient menées, l’association s’est fixée l’objectif d’atteindre les 100 000 soutiens.


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