Nouvelle prime à la conversion

Accusées de tous les maux alors qu’elles étaient, et qu’elles sont toujours celles qui sont favorisées par le bonus/malus, les motorisations Diesels sont actuellement dans l’œil du cyclone.
Nouvelle prime à la conversion
Par Team Planète Renault le 31/10/2018

Pour les supprimer ou les réduire, le parc automobile doit être renouvelé, et pour cela, l’Etat consent à donner un coup de pouce qui devrait être encore accentué l’année prochaine.

La prime à la conversion, un vrai succès depuis janvier

Depuis janvier dernier, l’Etat propose une prime à la conversion, c’est-à-dire une prime à la casse (1 000 ou 2 000 € selon que le ménage soit imposable ou non), pour mettre au rebut un « vieux » diesel. Soumise à condition, le véhicule acheté neuf ou d’occasion doit émettre moins de 130 gr CO2 / km, c’est-à-dire, un véhicule électrique ou le plus souvent… un Diesel. Et ce, d’autant plus que le budget est serré, et donc, que le véhicule acheté est ancien. Logique…

En cas d’achat d’un véhicule électrique neuf, le montant est de 2 500 € qui s’ajoutent aux 6 000 € d’aide pour tout achat d’un VE.

Depuis janvier, plus de 100 000 primes ont été versées ou accordées, tandis que 150 000 autres devraient l’être d’ici la fin de l’année, portant le total à 250 000, bien plus que les prévisions. De quoi grever le budget…

Vers un doublement de la prime ?

Dès l’année prochaine, cette prime de 2 500 € sera également versée pour l’achat d’un hybride rechargeable neuf, et certainement aussi d’occasion.

Mais l’Etat veut aller plus loin en poussant les constructeurs à doubler cette prime pour les véhicules neufs. C’est en tout cas ce qu’à indiqué le ministre de la Transition écologique, François de Rugy aujourd’hui.

Selon lui, les constructeurs sont même d’accord avec cette proposition, portant l’aide à 5 000 €. Mieux, Renault propose de donner également cette aide pour les véhicules électriques d’occasion.

Pour autant, le risque est que cette surprime soit en réalité de la poudre aux yeux. Sur un véhicule neuf, la marge de négociation est importante selon les modèles. Le doublement de la prime apparait plutôt comme un effet d’aubaine pour les constructeurs qui vont pouvoir communiquer dessus, alors qu’il ne s’agira que d’un effet de vase communiquant. On diminue la marge de négociation et on double la prime. Sur une Zoé à 25 000 €, cette aide ne représenterait que 10%. Rien de bien extravaguant…. A l’inverse, sur une Dacia qui n’offre aucune remise, cela devient intéressant. Enfin, cela devient vraiment une bonne idée sur une Zoé d’occasion à 10 000 € puisque cela aurait pour effet de diminuer par deux son prix.

Tout le monde semble gagnant. Le constructeur qui passe pour philanthrope et qui remplit ses bons de commande, l’Etat qui se donne un pouvoir qu’il n’a pas, et le client qui pense faire une bonne affaire. Quant à l’écologie, difficile de dire si elle est gagnante au final…

Une mesure en partie financée par la hausse des carburants

Cette bonne nouvelle ne l’est pas tant que ça. Car pour financer un dispositif plus couteux que prévu, il faut que les finances suivent. Mais l’Etat a tout ce qu’il faut sous la main, avec une nouvelle hausse du prix des carburants.

Si la raison évoquée est bien sur l’écologie, personne n’est dupe sur le réel objectif du gouvernement : remplir les caisses.
La méthode avait réussi en janvier dernier puisque personne n’avait alors émis la moindre critique alors même que le litre de Diesel, carburant qui est privilégié par le système de bonus/malus, avait pris 8 centimes par litres. En janvier 2019, rebelotte…

Le problème, c’est que l’écologie, vrai sujet s’il en est, a bon dos… Et surtout, les alternatives n’existent pas encore ou alors, à quel prix… D’où l’idée de donner un coup de pouce.

Commentaire(s)


Laissez votre commentaire

En renseignant votre email, vous recevrez une seule et unique alerte lorsque qu'une ou plusieurs réponses seront postées. Elle ne sera pas communiquée ni revendue.