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PSA se lance dans l’assurance connectée

Si l’activité principale de PSA est bien sur la production de voitures, tout comme Renault, le groupe français propose d’autres services annexes comme le crédit via sa filiale banque ou encore l’assurance auto depuis 2013.
PSA se lance dans l’assurance connectée
Par le 08/07/2020

 

Pour cela, PSA s’appuie depuis plus de 7 ans sur un acteur bien établi et reconnu du secteur. Il officie ainsi comme un distributeur. Mais la particularité vient du fait qu’il a décidé de se spécialiser sur l’assurance dite connectée.

Tous les objets du quotidien deviennent connectés, même l’assurance auto

On connaissait tous la “montre connectée”, la “maison connectée”, ou encore notre vie “sociale” connectée via les réseaux du même nom, voici désormais “l’assurance connectée”. Mais derrière ce nom à la mode que se cache t-il réellement ?

En définitive, l’assurance connectée fonctionne ni plus ni moins que grâce à une remontée d’informations en provenance du véhicule vers l’assureur, ou vers l’intermédiaire. Ce type d'offre existe déjà depuis de nombreuses années chez certaines compagnies qui assurent au kilomètre mais où la seule remontée d’information utilisée pour calculer la prime est le kilométrage effectué. Moins on roule, moins on paye, logique.

Pour cela, il fallait alors passer dans un garage pour faire installer un boîtier télématique qui enregistrait les kilomètres parcourus, puis lors de la revente, refaire le chemin inverse pour le retirer.

PSA veut pousser plus loin le concept en utilisant les données enregistrées en temps réel par le véhicule pour adapter le montant de la prime, et veut d’ailleurs se positionner comme « un acteur majeur de l’assurance automobile connectée », selon ses propres mots publiés dans un communiqué le 30 juin.

Selon le constructeur cette offre a déjà convaincu 12 000 clients depuis 2018 tandis que le système est déjà installé sur plus de 5 millions de véhicule de la marque, ce qui lui permet de disposer d’un important potentiel de clients.

Une réduction de la prime, mais un risque pour les libertés

Pour cela, le constructeur va ainsi se baser sur un tas d’indicateurs liés à la conduite, et enregistrés par l’ordinateur de bord. Même si le constructeur ne rentre pas les détails, on peut facilement imaginer que sont pris notamment pris en compte la vitesse maximale selon la route (identifiée grâce au GPS et à la lecture des panneaux) ou les accélérations et les freinages afin d’identifier une conduite (trop) dynamique qui sera jugée plus dangereuse.  Selon ces différents critères, un score est alors calculé ce qui peut impacter la prime d’assurance jusqu’à -25% de réduction selon lui.

Proposée lors de l’achat du véhicule, ce type d’offre permettrait de récompenser l’assuré pour sa conduite “responsable”.

Certains verront là une bonne façon de faire baisser les coûts, cependant, pour d’autres, le risque c’est que ce type “flicage” deviennent un jour ou l’autre un standard qui viendrait entraver nos libertés.

Heureusement, nous n’en sommes pas encore là, et si ce type de contrat semble prendre de l’ampleur, il ne représente encore qu’une minorité, la plupart des acteurs proposant de réaliser un devis assurance auto classique.


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