L'assurance Voitures autonomes

2019 et 2020 seront deux années très importantes pour le déploiement à grande échelle des voitures autonomes. Si pour le moment, le niveau d’autonomie reste limité, les années qui suivront marqueront un véritable tournant dans ce domaine.
L'assurance Voitures autonomes
Par Loic FERRIERE le 10/01/2019

Les fonctions de conduite dite autonome existent déjà, mais elles restent cantonnées principalement à certains modèles plutôt onéreux et haut de gamme, tels que les Tesla par exemple qui a toujours été moteur sur ce sujet. Mais les temps changent, et la technologie devient de plus en plus accessible.

Au sein de l’Alliance, Nissan dispose déjà de son système appelé ProPilot qui permet une délégation de conduite de niveau 2, c’est à dire qui oblige le conducteur a rester concentré sur la route et à garder ses mains sur le volant sans quoi le dispositif se désactive.

Commercialisé sur la seconde génération de la Leaf l’année dernière, le ProPilot est désormais disponible sur le Qashqai pour un surcoût de 1 000€, et va s’étendre sur le reste de la gamme.

Chez Renault, la première voiture dite autonome sera la nouvelle Clio 5 qui sera présentée à Genève dans quelques mois et commercialisée dans la foulée. Autant dire qu’avec un véhicule de si grande diffusion (rappelons que la Clio est le modèle le plus vendu en France depuis de nombreuses années), les voitures autonomes vont réellement prendre leur essor.

Les assureurs se préparent sérieusement

Certes, pour le moment, le conducteur doit rester maître de son véhicule, afin de reprendre la main à tout moment, faute d’une technologie jugée suffisamment prête par le législateur, ou tout au moins suffisamment éprouvées. Mais cela, ne durera pas, car le véritable progrès sera bien sur la totale autonomie permettant au conducteur de délaisser totalement son poste de conduite pour s’adonner à d’autres activités plus ludiques ou productives.

Dès lors, quelles seront les responsabilités en cas d’accident ? La machine, dont le comportement est régi par des algorithmes, son utilisateur ou son propriétaire ?

« Il faudra bien définir les règles relatives à la responsabilité, notamment pour protéger les victimes » Jean-Marc Pailhol, responsable Market management & distribution chez Allianz en France.

Un modèle économique en totale mutation

Chez les grands acteurs de l’assurance auto ou de l’assurance auto en ligne tels Allianz, cette branche dite « mobilité » représente plus de 40 % du chiffre d’affaire. Autant dire que les compagnies ne doivent pas rater le virage des véhicules autonomes.

Selon Jean-Marc Pailhol, les assureurs vont certainement devoir modifier leur offre pour s’adapter aux nouvelles règles. Alors que jusqu’ici, chaque propriétaire devait assurer son propre véhicule, il est probable que dans un futur proche, les compagnie assureront le risque directement au niveau du concepteur de la voiture et des algorithmes, tout au moins, pour les accidents classiques de la circulation. Pour tout ce qui est vol et autres sinistres, le propriétaire devra tout de même disposer d’une assurance, mais qui pourrait techniquement ne plus être obligatoire.

Une vraie révolution se prépare dans le secteur de l’automobile mais aussi de l’assurance.

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