Accueil >  NEWS  >  NEWS  > 

Renault accusé d'entente sur les prix avec PSA

Renault accusé d'entente sur les prix avec PSA
Une enquête sur les deux constructeurs automobiles français réalisée par Mediapart révèle que Renault et PSA auraient gonflé artificiellement le prix de certaines pièces détachées de carrosserie pour lesquelles ils sont en position de monopole...
Par Team Planète Renault le 04/06/2018

Selon le média d’investigation ainsi que l’EIC (un réseau européen de médias d’investigation), les deux rivaux auraient utilisés le même logiciel nommé Parteo qui, grâce à des algorithmes poussés, permettrait d’augmenter automatiquement le prix des pièces, principalement de carrosserie (bouclier avant ou arrière, rétroviseurs, phares et feux, ailes,...) de 15 % en moyenne, mais sur une amplitude plutôt importante, avec un prix doublé pour un rétroviseur de Clio III, ou encore une explosion de +264 % pour une protection de roue de Sandero.

Un gain de 100 millions

Ces agissements auraient débuté à la fin des années 2000, avec un gain mondial estimé par le journal à 100 millions d’euros supplémentaires par an, pour un total de 1,5 milliard d’euros.

De leur côté, les deux constructeurs français démentent qu’ils se soient entendus sur les prix. Car s’ils sont libres de définir leurs prix, il est en revanche interdit de s’entendre sur ceux-ci, et c’est bien là où est le problème.

L’année dernière, l’autorité de la concurrence avait déjà été alertée, mais aucune suite n’avait été donnée, faute de preuve suffisante.

L’autorité de la concurrence demande la levée du monopole… en 2012

Actuellement, les constructeurs ont le droit de décider qui peut fabriquer les pièces, ainsi que leur prix de vente car les pièces visibles sont protégées au titre du droit des dessins et modèles".

C’est pourquoi, l’autorité a demandé il y a déjà plus de 5 ans de mettre fin au monopole sur les pièces de carrosserie, mais pour le moment, le sujet reste en l’état.

Forcément, les constructeurs ne voient pas d’un bon œil la fin de cette concurrence, alors que la marge se fait justement surtout sur l’après-vente. Suite à l’avis de l’autorité de la concurrence, les constructeurs avaient d’ailleurs déposé un recours au Conseil d’État pour annuler cet avis décrit comme un «excès de pouvoir».

Bien que le Conseil d’État ait rejeté le recours, l’avis de l’autorité ne faisant pas figure de loi, le monopole reste de mise bien que les associations de consommateurs réclament une modification de la loi.

Une baisse des tarifs en prévision

Chez nos voisins européens, on peut constater dans des pays où le monopôle n’est plus, que les tarifs sont moins élevés qu’en France. C’est notamment le cas en Espagne ou en Belgique par exemple, où les pièces sont en moyenne 33 % moins chères.

Commentaire(s)


Laissez votre commentaire

En renseignant votre email, vous recevrez une seule et unique alerte lorsque qu'une ou plusieurs réponses seront postées. Elle ne sera pas communiquée ni revendue.