Le marché automobile indien dispose d’un potentiel énorme. Il s’agit du premier marché international de la coentreprise, a souligné Gérald Porcario, le directeur général chargé du marketing de Mahindra Renault. Le français n’entend pas s’arrêter là. Il envisage d’exporter son modèle vers d’autres pays de la région mais aussi en Afrique.
Ainsi, Renault poursuit son offensive dans les marchés émergents, les seuls où les ventes connaissent un rythme de croissance soutenu. Au premier semestre, le nombre de véhicules vendus dans les zones Asie et Afrique a progressé de 25,5% (à 110.000 unités) et de 8,7% (à 214.000 unités) dans la région Euromed. Dans la zone Amériques, qui comprend aussi bien l’Amérique du nord que l’Amérique du sud, les ventes ont augmenté de 17,5% (à 137.000 unités). En revanche, la croissance a été bien plus faible en France (+5,7%) et négative dans le reste de l’Europe (-4,6%).
Mais surtout, les modèles commercialisés dans ces pays sont fabriqués sur place. La Symbol sera fabriquée par l’usine Renault de Bursa en Turquie et sur le site argentin de Cordoba pour les marchés sud-américains. A l’image des autres constructeurs automobiles, le maintien des marges fait partie des défis que Renault doit relever. Et la fabrication des modèles dans des pays à bas coût y contribue, tout comme la réduction des charges en Europe, marché en difficultés.
Carlos Ghosn a d’ailleurs annoncé, fin juillet, la suppression de 5.000 postes en Europe. Une décision à laquelle sont contraints l’ensemble des constructeurs automobiles. Ainsi selon l’hebdomadaire Manager Magazin, Daimler envisagerait de procéder à de nouvelles suppressions de postes.
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