Planète Renault
Planète Renault
Par Loic FERRIERE le 26/12/2008

Article
Et aussi...

Eve, Eve+, Vesta, Vesta II (81-87)

Suite au premier choc pétrolier qui s'est produit en 1973, mais dont ses effets se feront sentir jusqu'en 1978, l'industrie automobile d'alors décide de se lancer dans la conception de modèles peu gourmands en carburant.



C'est donc dans un climat de lobbying (ou lobbyisme) pour les véhicules economes, comparable à celui actuel sur les véhicules electriques, que Renault dévoile en 1981, la EVE.


Ce concept est en fait basé sur une R18, mais dont l'aérodynamique a été retravaillé afin d'obtenir un meilleur coefficient de pénétration dans l'air, gage d'une économie de carburant. Au final, celui-ci est de 0,239 ce qui réprésente à l'époque un grain de plus de 40% par rapport aux modèles de série de la marque.


Une évolution de la EVE sera également de la partie, avec la EVE+.
Reprenant la EVE “normale”, Renault tentera de trouver des solutions mécaniques plus économes, ainsi que des systèmes de récupération de l'énergie.

L'année suivante, en 1982, grâce à une aide gouvernementale, Renault teste un nouveau concept, allant dans le sens des économies de carburant, la Vesta. Ce véhicule, dont le nom est l'acronyme de “Véhicule Econome de Systèmes et Technologies Avancées” a pour but d'obtenir une consommation de moins de 3l aux 100 km. Ce sera malheureusement un échec.

Mais, cinq ans plus tard, la technologie ayant bien évoluée, les concurrents sont parvenus à obtenir de tels résultats. Et Renault décide donc de se remettre au travail en reprenant les acquis de la Vesta.
C'est ainsi que nait la Vesta II en 1987.

La Vesta II, produite à seulement 6 exemplaires, est une petite berline trois portes, traction avant, de 3m54 de long pour 1m54 de large.


Cette fois, ce sera un franc succès. Elle effectuera comme preuve des progrès accomplis, et sous contrôle d'huissier, un Paris-Bordeaux, soit une distance de 501,4 km, et ce, à une vitesse moyenne de 101 km/h, ne consommant que 9 litres d'essence.
La Vesta II affiche ainsi une consommation moyenne de 1,94 litres aux 100 km., ce qui sera le nouveau record mondial de consommation sur route.

Pour arriver à ses fins, Renault avait décidé de placer dans son concept-car, un petit 3 cylindres d'une cylindrée de 716 cm3 et affichant 27 ch à 4 250 tr/min, qui était censé offrir les mêmes performances qu'une SuperCinq SL.
Ainsi doté, la Vesta II pouvait accéder à la vitesse pharonique de 138,2 km/h.


Cet inédit petit 3 cylindres à 6 soupapes, avait été préféré aux classiques 4 cylindres afin de réduire les frictions. Et pour réduire son poids, les pièces ont été produites dans des matières légère telles le magnésium ou l'aluminium.
Enfin, pour optimiser son fonctionnement, il était géré par l'electronique.

Mais le moteur ne faisant pas tout, la carrosserie très étudiée, affichait un Cx de seulement 0.186 ! Ajoutez à cela une conception “légère” puisque son poid total à vide était de seulement 473 kg, et vous obtenez ce record.


Malheureusement, malgré toutes ces promesses, au prix il faut bien l'avouer, de choix drastiques et inconcevables en série, et une fois l'effet de mode passé, ce type de véhicule et de concept, ne verra jamais réellement de descendants dignes de ce nom...



 

Commentaires





Par Niko, le 25/03/2009
Article intéressant sur de véritable raretés, même si la notion de "vitesse pharonique" ne me parle pas vraiment ;-)

Il est intéressant de voir ressurgir ces modèles, ce que Renault a fait dans sa "saga" visible depuis leur site :
http://www.renault.com/fr/passionsport/la-saga-renault/pages/la-saga-renault.aspx

Laissez votre commentaire


Vous pouvez laisser vos commentaires à propos de cet article.
Pour cela, pas besoin d'une quelquonque inscription ! Il suffit d'indiquer un login, et de laisser votre commentaire.


Recopiez le code suivant


Flux RSS
Newsletter
Pour rester informé de l'actualité de Renault, vous pouvez vous inscrire à la Newsletter:

Votre adresse Mail:


ACTU Autre/Aucun
Bilan de l'intersaison à Bahreïn
Participation croisée Renault / Daimler?
GP Bahreïn, les réactions
GP Bahreïn 2010, Vettel en pôle
Kubica créé la surprise sur sa Renault
Bahrein - Renault F1 : Bilan des Essais
Bahreïn EL1
Une conduite étrange chez Mc Laren
HP sponsor de Renault F1
MOV’IT sponsorise Renault F1

Menu
Ludo (1994)
Opérandi / Modus 2 (2001)
Fiftie (96)
Initiale (1995)
Next (95)
Modus (1994)
Zoom (1993)
Roadster Laguna (1990)
Vel Satis (1998)
Mégane (1988)
Raccon (02/93)
Talisman (Sept 2001)
Scénic (1991)
Zo (1998)
Ellypse (2002)
Avantime (99)
Argos (1994)
Be Bop SUV & RS (09/2003)
WIND (02/04)
Fluence (06/2004)
Koléos (2000)
Zoé (03/2005)
Egeus (09/2005)
Altica (02/2006)
Nepta (09-2006)
Ondelios (09/2008)
ZE Concept (09/2008)
Eve, Eve+, Vesta, Vesta II (81-87)
Les citadines / Ampératrices (94)
Reinastella (1992)
Kangoo Be Bop Z.E. (05/2009)
Zoe Z.E (09/2009)
Twizy ZE Concept (09/2009)
Les anciennes
R25 (1984-1992)
Un véritable succès. C'est ainsi que l'on peut qualifier la carrière de la Renault 25, vaisseau amiral du Losange des années 80. Malgré des débuts difficiles, elle aura su s'imposer dans le cercle très fermé des berlines Grandes Routières.

DAUPHINE : 1956-1967
Première voiture française à avoir dépassé le cap des deux millions d’exemplaires, la petite Renault est une voiture fiable et économique. Exportée dans de nombreux pays, la Dauphine connaîtra un succès mitigé aux États-Unis…

FREGATE : 1951-1960
Lancement commercial précipité oblige, la Renault Frégate souffre de nombreux problèmes qui seront vite résolus. Malgré le plus fort de ses ventes en 1955, elle ne réussit pas à s’imposer face à la Citroën DS… et disparaît en 1960.

Planète Renault préfère Linux