Planète Renault
Planète Renault
Par le 15/01/2003

Article

Le Passage au 42 Volts

Pour répondre aux exigences du marché, la majorité de nos véhicules sera équipée dans quelques années de nouveaux équipements de confort électriques, comme la direction assistée électrique, le pare-brise chauffant, voire une climatisation électrique.



Pour Renault, la voiture sera dans les années à venir plus sûre, plus confortable et plus citoyenne dans le respect de l’environnement. Ces évolutions vont conduire à une présence accrue des composants électrique à bord, et à une augmentation de la consommation d’énergie électrique. Le passage à une tension de 42V pour le réseau électrique de bord (au lieu de 14V actuellement) permettrait de répondre à cet objectif, tout en optimisant encore le rendement d’énergie électrique et donc la consommation de carburant. Précurseur en la matière, Renault a développé dès 1998 un prototype Scénic équipé d’une architecture électrique 42V avec alternateur spécifique.
Les recherches du constructeur portent également sur les moyens d’alimenter ce nouveau réseau électrique : parallèlement à l’alternateur 42V, L’ADIVI (Alternateur Démarreur Intégré au Volant d’Inertie) et le générateur auxiliaire pile à combustible sont deux autres moyens envisagés.
Si une étape intermédiaire « bi-tension 14V-42V » est nécessaire vers 2004, Renault espère présenter sur le marché des véhicules « tout 42V » autour de 2007.


Le 42 Volts rendu nécessaire par une tendance à la multiplication des composants électriques dans la voiture.

Pour répondre aux exigences du marché, la majorité de nos véhicules sera équipée dans quelques années de nouveaux équipements de confort électriques, comme la direction assistée électrique, le pare-brise chauffant, voire une climatisation électrique. L’électronique embarquée, via les systèmes de navigation et multimédia, va apparaître également dans des proportions de plus en plus importantes. Des équipements de sécurité comme le freinage électrique associé avec l’ABS s’ajouteront à ces éléments. En terme d’organes mécaniques, le moteur avec Camless - système de commande électro-magnétique des soupapes - pourra aussi être fortement consommateur d‘énergie électrique.

Ces innovations rendent donc nécessaire l’augmentation de la puissance électrique à bord (exprimée en nombre de watts), celle-ci étant égale au produit de la tension (en volts) par l’intensité (en ampères). Depuis 1980, les besoins en énergie électrique augmentent de 4% par an. La puissance électrique nécessaire à bord pour un véhicule Renault de milieu de gamme, a augmenté de 50% entre 1980 et 2000 et pourrait augmenter de 300 % pour un véhicule Haut de Gamme en 2005. Si un véhicule Haut de Gamme consomme aujourd’hui 1,5 kW, il consommera en 2005 autour de 5 kW. Ainsi, si la tension de bord restait à 14V, l’énergie électrique fournie ne permettrait pas de satisfaire à cette demande de prestations supplémentaires. Et même si l’intensité du courant était augmentée, les pertes en ligne résultantes diminueraient l’efficacité des machines électriques tournantes. L’architecture électrique actuelle ne sait donc répondre à la demande de puissance électrique nécessaire aux véhicules de demain.

Le choix de remplacer des systèmes hydrauliques par des équipements électriques permettra d’optimiser la gestion de l’énergie. Pour autant, rappelons que la consommation électrique a un effet direct sur la consommation de carburant (pour 100 W consommés, la consommation augmente de 0.17l/100 km pour un véhicule essence et de 0.15 l/ 100 km pour un véhicule Diesel). Mais le passage au 42 volts permettra d’optimiser la consommation d’énergie électrique par réduction des pertes en ligne et favorisera ainsi la réduction de la consommation et par conséquent des émissions de CO2 (contribuant à l’effet de serre). L’allégement des câbles, dû à une diminution de l’intensité, jouera aussi en faveur d’une baisse de la consommation.

3 solutions envisagées pour passer au 42 volts.

Pour alimenter ce nouveau réseau électrique, plusieurs solutions sont possibles. La première est l’usage d’un alternateur 42V permettant de répondre ainsi à une demande de puissance électrique qui pourrait atteindre 5 kW vers 2005 sur une voiture de type haut de gamme. Rappelons que les alternateurs 14V d’aujourd’hui sont limités à 2,5kW pour une puissance moyenne délivrée de 1,5 kW.

L’ADIVI (Alternateur Démarreur Intégré au Volant d’Inertie) est aussi une voie de recherche explorée par Renault. Alternateur, démarreur et volant moteur traditionnels sont supprimés et remplacés par un moteur électrique intercalé entre la motorisation thermique et la boite de vitesses. Les fonctions de ce système sont multiples : démarreur, générateur de courant de tensions diverses, apport additionnel de puissance, récupération d’énergie au freinage … Il apparaît que plus la tension est élevée, plus le rendement de ce type d’équipement sera meilleur. En outre, l’ADIVI s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une réduction de la consommation, puisqu’il permet de fonctionner en mode Stop&Go. Cette fonction permet de couper automatiquement le moteur dès que celui-ci est au ralenti, après un arrêt du véhicule, à un feu rouge par exemple. Le redémarrage rapide et silencieux intervient dès que le conducteur enclenche une vitesse ou sollicite l’accélérateur.

Autre voie envisagée pour passer au 42 V : le générateur auxiliaire d’énergie pile à combustible. Dans le cadre d’un partenariat avec BMW et Delphi, Renault travaille sur cette technologie qui consiste à fournir toute l’énergie électrique nécessaire au réseau de bord par le moyen d’une petite pile à combustible à oxyde solide. Notons que cette pile peut fonctionner même moteur arrêté. Avantage essentiel pour l’utilisateur, lequel bloqué dans la circulation pourrait arrêter son moteur tout en continuant à faire marcher la climatisation, par exemple.

L’architecture 42 V : une technologie maîtrisée par Renault.

Certain de l’intérêt des constructeurs à passer au 42 V, Renault travaille sur cette technologie depuis quelques années. Résultat de ces travaux, le constructeur a présenté en 1998 un démonstrateur Scénic 42V. L’objectif de Renault aujourd’hui est de passer au 42V au moment opportun, c’est à dire lorsque le marché des composants 42V sera suffisamment développé et lorsque tous les constructeurs seront prêts. Cette hausse de puissance permettra d’avoir des véhicules mieux équipés en terme de prestations clients pour un même niveau de prix.

Le développement du 42V passera cependant par une étape de bi-tension 14V-42V, notamment parce que l’éclairage tel qu’il existe aujourd’hui ne peut fonctionner qu’en 14V. Les premiers véhicules bi-tension devraient faire leur apparition chez Renault autour de 2004 et les véhicules « tout 42V » autour de 2007.




 

Commentaires





Par Gatts, le 20/11/2008
Un article regroupant les bonnes intentions de Renault qui n'ont jamais vu le jour...

Par bob, le 20/11/2008
C'est clair ! Et chez aucun autre constructeur non plus d'ailleur à ma connaissance !

Par gg, le 11/01/2009
bi tension ? quand on a du 42v on a aussi du 12v pour les eclairages ou etait le probleme?

Par Billy, le 18/01/2009
On voit bien que les évolutions techniques , avec des voitures hybrides, ont mis ces bonnes intentions sous l'éteignoir : une série de batterie en 12 v n'a rien à voir avec des batteries de 24 v au point de vue poids et dimensions, le 48 v n'est pas pour demain.

Par asf21, le 02/08/2009
Là, je les sens chercher compliqué pour faire simple!!!
D'accord qu'ils nous mettent un alternateur délivrant 42v sous 5Kw max.
Mais qu'ils laissent le faisceau en 14v, rien de bien compliqué de mettre un abaisseur régulateur 42/14v...
Je sens le merdier pas possible en réinventant la roue...
Et ils ont l'air de mettre des décennies à mettre au point l'alternateur/démarreur sur le volant à inertie...
Même un étudiant technologique est capable de pondre un truc de base! A qu'à équiper le volant moteur d'un bobinage triphasé périphérique avec une pseudo cage d'écureuil de façon à utiliser la cage d'écureuil en multipas pour le démarreur puis celà bascule en mode génératrice sur le bobinage pour fournir l'énergie nécessaire..Mais bon, moi ce que j'en dis...C'est vrai que j'ai pas fait sciences sur 5ans aux frais de la princesse pour combler les envies de papa et maman...

Par asf21, le 02/08/2009
Ah oui, j'allais oublier:
Billy, C'est pas du 48v le standard mais du 42v. C'est pas une tension pour le réseau téléphonique!
Et donc c'est pas des batteries de 12 en série pour fournir la tension désirée mais des éléments en 2v en série. Sinon l'hystérésis d'équilibre de charge/décharge serait trop grand entre batteries de 12...
Si bien qu'on arrive à des éléments modulés en 3(2x7) pour le 42v plus puissant, moins onéreux et plus compact que pour arriver à du 48v...
Et le 42v est bien pour demain, seulement avec les blaireaux boutonneux qu'on a en ingénieurs, ben on a pas gagné...

Laissez votre commentaire


Vous pouvez laisser vos commentaires à propos de cet article.
Pour cela, pas besoin d'une quelquonque inscription ! Il suffit d'indiquer un login, et de laisser votre commentaire.


Recopiez le code suivant


Flux RSS
Newsletter
Pour rester informé de l'actualité de Renault, vous pouvez vous inscrire à la Newsletter:

Votre adresse Mail:



Menu
La technologie CAMLESS
La technologie du Turbo
L'injecteur Piézo-électrique
Le filtre à particules
Faisceau électrique siège
L'embrayage
NOx Trap
Fonctionnement des voitures Electriques
Train avant à pivot indépendant
Le Diffuseur d'air
Le Passage au 42 Volts
La Carte Main Libre
La Transmission DCT
BVA6 (AJO)
L'Injection Haute Pressions des Camions
Le système Renault Active Drive
Drive Control (4 Roues Directrices)
Le Frein de Parking Automatique
Un TGV qui a du souffle
Le Train Trigone de Vel Satis
Le système Quick Shift de Twingo
La Suspension arrière en H de Laguna II
La Suspension d'Espace IV
La Boîte Manuelle à 6 rapports NDO
Les anciennes
R25 (1984-1992)
Un véritable succès. C'est ainsi que l'on peut qualifier la carrière de la Renault 25, vaisseau amiral du Losange des années 80. Malgré des débuts difficiles, elle aura su s'imposer dans le cercle très fermé des berlines Grandes Routières.

DAUPHINE : 1956-1967
Première voiture française à avoir dépassé le cap des deux millions d’exemplaires, la petite Renault est une voiture fiable et économique. Exportée dans de nombreux pays, la Dauphine connaîtra un succès mitigé aux États-Unis…

FREGATE : 1951-1960
Lancement commercial précipité oblige, la Renault Frégate souffre de nombreux problèmes qui seront vite résolus. Malgré le plus fort de ses ventes en 1955, elle ne réussit pas à s’imposer face à la Citroën DS… et disparaît en 1960.

Planète Renault préfère Linux