France GB Germany Italy Spain Romania
Planète Renault Planète Renault Planète Renault Planète Renault
Retrospective de l'aventure en Russie

Retrospective de l'aventure en Russie

L’actualité de Renault est souvent monopolisée par les chiffres des immatriculations en France et en Europe de l’ouest. « Contrat 2009 » oblige. Lorsqu’on parle de l’Europe de l’Est, on pense seulement à la Roumanie et à Dacia.


Et pourtant, le groupe Renault regarde aujourd’hui la Russie comme son premier marché potentiel en Europe, mais aussi dans le monde. Retour sur cette ascension en quatre étapes :

Avant 1998 : Renault est quasiment absent de Russie. Néanmoins, la marque crée en 1907 : une société de droit russe (Roussky Renault) qui produira des camions qui tiendront une place importante lors de la révolution. Aucune implantation réelle ne peut se faire durant les années soviétiques. Aussi, pendant que FIAT donne à AvtoVAZ les plans de sa 124 pour fabriquer ses Lada, Renault motorise Moscovitch en équipant de pièces moteur de sa R16.

1998 : c’est le point de départ de l’implantation effective de la marque et du groupe Renault en Russie. Est crée AvtoFramos, société de droit russe détenue par Renault et par la Ville de Moscou (à 50% chacune). Avtoframos commence alors à produire et commercialiser des Renault en Russie, dont la Logan fabriquée sout la marque Renault. En 2006, Renault passe à 94,1 % dans le capital social d’AvtoFramos et vend près de 72 500 véhicules en Russie, soit 3,8 % du marché.

2008 : 10 ans après, Renault prend une participation de 25% du capital d’AvtoVAZ, le constructeur des Lada. Le feu vert des services européens de la concurrence vient d’ailleurs d’être donné mercredi 9 avril. Archétype du consortium soviétique, AvtoVAZ est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents et sa gigantesque usine de Togliatti, sur les bords de la Volga, a besoin d’être modernisée. L’objectif de ce partenariat est triple :
- d'accélérer la croissance d’AvtoVAZ, en lui permettant de maintenir sa position de leader sur le marché russe (635 000 véhicules vendus en 2006), donc de renouveler et d’élargir sa gamme. La première Lada produite grâce au tandem Renault-AvtoVAZ doit quitter l’usine fin 2009.
- d'échanger des savoir-faire et des technologies, en particulier en matière de fabrication et de marketing. Le groupe compte produire 1,5 million de véhicules par an d’ici à 2014 à Togliatti, n’excluant d’ailleurs pas d’exporter de nouveau des Lada.
- d’augmenter les capacités de production des deux partenaires, voire de Nissan.

2008 toujours : pour améliorer encore ses capacités de production l’ensemble Renault- AvtoVAZ envisage maintenant d’acquérir dans l’enclave russe de Kaliningrad (vaste comme la moitié de la Belgique et ayant le statut de “région pilote” de l’intégration frontalière russo-européenne), l'usine d’Avtotor, qui assemble des véhicules de marques aussi diverses que Chevrolet, Chery, Kia, Yuejin, BMW, Cadillac ou Hummer. Le rachat d'autres sites d'assemblage appartenant au groupe Ijavto (du groupe privé russe SOK) est également envisagé. Selon une source d'Avtovaz citée par le journal, Ijavto est d'ailleurs "beaucoup plus intéressante qu'Avtotor" car ses usines sont capables de produire 220.000 carrosseries, contre seulement 50.000 pour l'usine Avtotor de Kaliningrad.

La raison de l’implantation en 1998 de Renault en Russie était simple et reste d’actualité : dans la perspective de mondialisation du groupe Renault, l’ex-empire soviétique est incontournable. Il donne accès au marché intérieur russe, à celui des ex-pays de l’Est et permets de produire pour l’Europe de l’Ouest des véhicules à moindre coût. La question de l’intensification de cette implantation correspond aujourd’hui à une autre stratégie : faire de la Russie la base arrière sur le plan économique, du groupe Renault.

A un moment de quasi-récession de l’Europe de l’Ouest et des Etats Unis et d’instabilité du système bancaire chinois, Renault fait les yeux doux à un pays où tous les indicateurs économiques sont positifs : augmentation de 7,5 % du PIB, de 10 % pour l'industrie manufacturière, de 14 % de la consommation des ménages et de 22 % de leur investissement.



 

Commentaires


Laissez votre commentaire

Commentez cet article. Pas besoin d'inscription, entrez simplement un pseudo et exprimez vous !
ATTENTION: Ceci n'est pas un forum !


(facultatif, ne sera pas affichée)
En renseignant votre email, vous recevrez une seule et unique alerte lorsque qu'une ou plusieurs réponses seront postées


Code




Imprimeur |