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Dacia

Dacia

Depuis plus d’une trentaine d’années, l’automobile roumaine s’appelle Dacia. Cette marque a forgé sa réputation et son image sur une dérivée de la R12. Le parc automobile de Roumanie est constitué en grande majorité de R12 breaks, berlines et picks-u


Présent dès 1966 en Roumanie, Renault est à l'origine de la création d'une industrie automobile dans ce pays. En 1967, la construction de l'usine de Pitesti (à 120 km de Bucarest) débute, usine qui reste encore aujourd'hui la seule de la marque. En 1968, Dacia signe un contrat de coopération avec Renault. Dès lors, différents modèles Renault sont assemblés par Dacia, sous licence jusqu'en 1976 (Dacia 1100 (R8) en 1968, Dacia 1300 Berline (R12) en 1969, Dacia 1300 Break en 1973, et d'un pick up en 1975), puis de facon autonome en 1978.


En l’espace de quelques années, le peuple roumain vit un nouvel élan se dessiner dans leur économie avec ce petit constructeur très dynamique.

L’usine, d’une capacité de 120 000 véhicules/ans se présente en fait sous la forme d’un conglomérat intégré incluant un bureau d’étude qui développe ses propres produits tels que les utilitaires avec les pick-up simple et double cabine à trois types de propulsions.

En 1991, un projet industriel commun entre Renault et Automobile Dacia est en étude. En 1995 , Dacia lance la Nova, premier véhicule de conception 100% roumaine. 1997 sera une année record pour Dacia avec plus de 100 000 unités produites.

Mais, ces chiffres ne peuvent cacher la qualité plus que misérable de ces autos. Pour illustrer ce qu’était la qualité Dacia, nous allons prendre l’exemple de la Nova : entièrement conçue localement, elle était « fabriquée en l’absence de plans précis. Lorsque quelque chose n’allait pas, il était impossible de savoir si cela venait de la conception, ou de la réalisation de la voiture ». Le manque de maintenance altérait aussi la qualité : « La plupart des presses avaient du jeu dans tous les sens, provoquant de la dispersion au sein d’une même rafale de pièces. Et les opérateurs, surtout des femmes, travaillaient sécurités débranchées afin de toucher des primes de rendements ». Poursuit Jean-Michel AIME. La qualité n’était pas le souci majeur de l’entreprise. La première préoccupation était de « cracher » des voitures comme cela était aussi le cas chez Renault dans les années 70/80. Bien sûr, c’était une politique qui amenait dans une voie sans issus.

Avec, la crise économique qui touche durement le pays (chute du pouvoir d’achat de 50%, baisse du PIB de 16%,…..), Dacia voit sa part de marché chuter de 10% passant de 71.5 à 61.4%. En proie à des graves difficultés economiques, (perte de 231 millions de francs), il devient alors urgent de chercher un partenaire pour rétablir la santé de la seule marque automobile du pays.

Plusieurs constructeurs sont sur les rangs: on note par exemple Volkswagen, Fiat, Peugeot et Hyundai et Renault.
Renault possédait dans ce pays, une très forte popularité avec la R12 et les éléments mécaniques (Ce n’est pas par hasard si Renault est aussi le premier importateur en Roumanie).
Ainsi, « l’opinion a soutenu à l’unanimité la candidature de Renault » évoque Constantin Stroe, directeur général de Dacia.
En 1999, Renault achète alors 51% du capital de Dacia.

En 2000, la Super Nova apparait. Il s'agit d'une remise à niveau de la Nova. Elle dispose du moteur Energy (de la R19) et d’une boite JH Renault. Il s'agit de la première Dacia sous l'ère Renault. La gamme 2000 (2001 et 2002) s'étend alors à 3 véhicules dont les deux autres produits sont toujours issus de la... R12! Cette même année, Renault porte sa participation à 81,4% du capital.
Mais, Dacia continu de s'écrouler. En effet, avec un marché roumain en perte de vitesse (-31%), Dacia a vu ses ventes chuter de 44% à 55 000 unités en 2000, avec une perte nette de 58.8 millions d'euros. Ces résultats ne sont pas pour autant surprenant. Ils s'expliquent tout simplement par une baisse du pouvoir d'achat des roumains, par la hausse du prix des voitures du fait de leur adaptation aux normes Euro 2, mais aussi par "l'effet d'attente" de la voiture à 5 000 Euros à partir de 2004.

Cette même année, une enveloppe de 220 millions de dollars sur cinq ans a été mise au profit pour un plan d'investissement. Bien sur, cette enveloppe n'intègre pas le coût du développement d'une voiture à 5 000 Euros.

De même, plusieurs projets ont aussi été mis en place comme l'adaptation de l'usine aux exigences imposées par les process de fabrication de la Dacia SuperNova (dont 10 000 commandes avaient été déjà effectuées en fin 2000 soit 10% du MTM), intégration du process d'assemblage de nouveaux moteurs et boites de vitesse, rénovation des bâtiments, amélioration de la qualité, protection de l'environnement et formation du personnel.

En 2001, malgré des résultats pas très flatteurs (52 523 véhicules vendus soit 63,7% du marché), Renault augmente sa participation à 92,72% du capital. La production cumulée de SuperNova depuis son lancement (07/00 à 09/01) atteint 20 506 véhicules.

Dacia compte 21 135 employés, 99 distributeurs et 136 points de service en fin 2001.

Les objectifs :

La production de Dacia depuis 1989

D’abord, la reconstruction industrielle et commerciale. Puis, deux échéances s’annoncent: la W41, une SuperNova phase II, avec un niveau de qualité nettement amélioré ; la seconde, qui est aussi la plus importante s’appelle W90 ou « la voiture à 5 000 euros prévue pour 2004. Il s'agira d'un tout nouveau véhicule moderne, accessible financièrement à la clientèle deq marchés locaux (Roumanie et pays d'Europe Orientale) et émergents (Russie, pays méditerranéens hors Europe occidentale, ceux d'Amérique centrale ou du Nord de l'Amérique latine), et fiable. Ce véhicule doit "combiner la qualité Renault avec le coût Dacia".

La stratégie Dacia est donc d'atteindre une qualité " label France " au niveau de la Renault 19 (passage de Renaut à la qualité totale). Pour cela, une démarche de qualité totale a été engagée à tous les niveaux de développement et de fabrication, ainsi qu'en après-vente (création en 2001 de la première plate-forme clientèle, "la voix du client"/ Certification ISO 9001 en 1998).

Conçue en partie sur la plate-forme B de l'Alliance, d'apparence moderne et conventionnelle, pour répondre au goût des pays accédant à l'automobile, cette voiture sera déclinée en berline tricorps, break et à terme en pick-up.

Dacia vise en 2006-2008 le renouvellement complet de sa gamme afin de produire 500 000 véhicules par an sous la marque Dacia à l'horizon 2010, dont 200 000 en Roumanie.

Du point de vue financier, Dacia doit dégager des bénéfices dès 2003 et s’autofinancer à partir de 2005. Le redressement de Dacia s’annonce donc difficile mais pas impossible, loin de là. « Lorsque nous sommes arrivés, il devait y avoir 35 ordinateurs. Le parc informatique avoisine aujourd’hui les 500 » rappelle Michel Pierre. Oui, mais voilà, ce parc informatique ne fait pas tout...

Dates Clés:

1966: Construction de l'usine automobile de Pitesti.
1968: Signature d'un contrat de coopération avec Renault.
production de la Dacia 1100 (R8) en 1968.
production de la Dacia 1300 Berline (R12) en 1969.
production de la Dacia 1300 Break en 1973.
1976: Dacia prend son autonomie.
1991: Etude d'un projet industriel commun entre Renault et Automobile Dacia.
1995: Lancement de la Dacia Nova, premier véhicule de conception 100% roumain.
1997: Année record pour Dacia avec plus de 100 000 unités produites.
1999: Renault prend le contrôle de 51% du capital de Dacia.
2000: Renault porte sa participation à 81,4% du capital.
Lancement de la SuperNova intégrant un moteur Renault.
2001: Renault porte sa participation à 92,72% du capital.

 

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