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Diesel: Renault continue de plaider non coupable

Diesel: Renault continue de plaider non coupable

Dans l’affaire des émissions polluantes, et notamment des NOx des véhicules Diesels, après Volkswagen qui a avoué avoir truqué les résultats, Renault est également dans la tourmente. Mais le constructeur français continue de plaider non coupable.


Si le fait que les véhicules consomment plus et polluent plus que lors des tests -comme tout un chacun le savait déjà, et ce, quelque soit le constructeur- la question est désormais de savoir si comme son concurrent allemand, Renault a équipé ses voitures d’un dispositif voué à fausser les résultats.

Et selon la DGCCRF, Renault serait soupçonnée d’avoir mis en place des "stratégies frauduleuses depuis plus de 25 ans".

Renault réfute ces accusations

Le n°2 de Renault, Thierry Bolloré, directeur délégué à la compétitivité, s’est exprimé longuement à ce sujet. Il se dit "choqué de voir le traitement réservé à Renault", ajoutant par ailleurs que "le rapport, on ne le connaît pas. On en lit seulement des bribes et des bouts dans la presse. Et il y a de très nombreuses inexactitudes. Il n'y a pas de tricherie, il n'y a pas tromperie et Renault respecte intégralement ses clients", a-t-il annoncé avant d’ajouter que "Cela n'a aucun sens, depuis septembre 2015 et cette fameuse affaire nous avons eu des centaines de réunions pour que chacun puisse avoir la même sérénité que la nôtre quant à notre probité et la parfaite tenue chez Renault. On respecte parfaitement bien la législation et ce dans tous les pays du monde".

Pourtant, la DGCCRF a plutôt tendance à accuser le constructeur. Pour cela, elle s’appuie notamment sur des essais réalisés en conditions réelles (et non en respectant seulement la norme). Ainsi, dans son rapport de 39 pages, elle relève des écarts importants avec un dépassement des normes jusqu'à 377 %.

Le fait que le résultats en « réel » soient bien différents n’est pas étonnant. D'une part parce que tous les clients savent très bien qu'ils sagit de normes ne réfletant pas la réalité. D'autre part, Renault a lui-même avoué que son NOXTrap ne fonctionnait réellement que sur une certaine plage de température.
Pour autant, le dépassement des chiffres officiels semble important.

Mais surtout, la DGCCRF semble accuser Renault de "tricher" sur le simple témoignage d’un ancien salarié, indiquant que "certaines pratiques remontent aux années 90". Reste à connaître ces pratiques. Tricherie ou simple accommodation d’un dispositif fonctionnant correctement que dans les conditions de passage de la norme ?

"C'est inconvenant (...) Tout cela n'a aucun sens, nos automobiles sur les bancs à rouleau sont les mêmes que celles qui roulent dans la rue. Nous avons nous même regardé que tout était en ordre dans notre maison dès septembre 2015 et, la preuve est faite que nous n'avons rien à nous reprocher", a réagit le n°2 de Renault.
Comme mentionné précédemment, Renault a avoué que son dispositif fonctionnait mal, et quelques rappels (notamment le Captur 1,5 dCi) ont eu lieu en septembre 2015 pour corriger un mauvais réglage du NoxTrap. Pour autant, Renault n’a pas caché que le dispositif reste peu efficace.

Renault Captur
Le Captur a été rappelé il y a un peu plus d'un an

PSA publie ses tests de consommation

PSA a décidé d’anticiper la crise en publiant les tests de consommation de ses voitures en conditions réelles, une première. Ces tests se sont déroulés en suivant un protocole strict, sensé refléter le comportement exact du client moyen, avec un parcours en ville ou sur autoroute. Au passage, contrairement au banc, la météo et l'aérodynamisme sont pris en compte.

Forcément, PSA ne pouvait pas faire cela seul dans son coin. Le protocole de test a été validé par des organisations non-gouvernementales, et les essais sont audités par le bureau Veritas.
Actuellement, 30 modèles ont été testés, pour un total de 16 000 km.

Les résultats de ces tests démontrent que les voitures consomment en moyenne 1,8 litres de plus qu’en cycle officiel NEDC. Le plus gros écart de consommation s’élève à 2,7 litres.

Si la démarche est louable, quel crédit accorder à ces essais ? En effet, quand l’affaire parle de rejets de Nox -le fameux gaz nocif qui est au centre du débat- PSA répond par consommation réelle, deux choses qui n’ont pas grand-chose à voir, ou comment essayer de noyer le poisson ?




 

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