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Pourquoi Renault est absent du deal Mitsubishi

Pourquoi Renault est absent du deal Mitsubishi

Le rachat de Mitsubishi par Nissan a posé de nombreuses questions quand au fait que Renault, actionnaire majoritaire de Nissan mais dont la position a été dernièrement fragilisée, ne faisait pas partie prenante du deal.


Si on remonte un peu en arrière, lors de la prise de participation de Renault dans Avtovaz, Nissan était venu manger à la table du roi par la suite, avec le même pouvoir que Renault. Dès lors, pourquoi Renault ne pourrait-il pas non plus croquer le gateau ?

Même son de cloche avec Daimler pour qui Renault produit le Citan, ainsi que des moteurs Diesel 1,5 et 1,6 dCi, ou encore la Smart. Outre cette production (vendue) au constructeur l'Allemand (tandis que Renault ne bénéficie que de process de la part de Mercedes et non de technologies) Nissan de son côté bénéficie de plates-formes et de moteurs pour ses berlines Infiniti. Rappelons que Renault et Nissan disposent chacun de 1,55% du capital de l'Allemand tandis que ce dernier possède près de 3% de l'Alliance.

Challenge revient ainsi sur ce rachat surprise et express du constructeur japonnais. Le media indique ainsi que l'absence du constructeur français dans cet accord est du au seul fait que le PDG C.Ghosn a voulu faire le plus rapide et le plus simple possible, ce qui peut se comprendre.

En effet, si Renault avait du participer, l'Etat français, actionnaire majoritaire aurait eu son mot à dire, ce qui aurait considérablement complexifié le dossier et l'aurait fait trainer en longueur. En prime, le risque de fuite aurait mécaniquement fait grimper le cours de l'action du nouvel allié.

Ces derniers mois, les relations entre l'Etat et le PDG, qui ont toujours été un peu compliquées, se sont dégradées: attribution des droits de vote double suite à la loi Florange, salaire du PDG,... Alors on imagine bien les risques...

Pourtant, en 2004 lorsque Daimler avait désiré sortir du constructeur nippon, l'Alliance, s'était déjà montrée interessée, cette fois, avec Renault.

C.Ghosn envoi là, une fois de plus un message clair à son actionnaire majoritaire. Ajouté à la perte de pouvoir décisionnaire de Renault dans Nissan, la lutte d'égo et de pouvoir entre l'Etat et le PDG de Renault-Nissan se fait au détriment de Renault. Une fois de plus...



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