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La coopération Renault-AvtoVaz vacille

La coopération Renault-AvtoVaz vacille

Le numéro deux de Lada, qui avait été détaché de chez Renault, suite à la prise de participation de ce dernier à hauteur de 25% du constructeur AvtoVaz (propriétaire de LADA), s'en va pour laisser la place à un dirigeant russe.


Le numéro deux de Lada, qui avait été détaché de chez Renault, suite à la prise de participation de ce dernier à hauteur de 25% du constructeur LADA, s'en va pour laisser la place à un dirigeant russe.
On le pressentait depuis quelques jours, mais c’est désormais officiel puisque lors de son assemblée générale jeudi dernier, AvtoVAZ, le premier constructeur automobile russe, a annoncé une refonte de sa direction. Yann Vincent, transfuge de chez Renault, et qui était «chief operating officer » c'est-à-dire, le numéro deux d'AvtoVAZ depuis l'an dernier, quitte le groupe pour rejoindre Alstom Transport.
Il sera donc remplacé par Igor Komarov, jusque-là vice-président exécutif en charge des finances, désormais doté de pouvoirs élargis (stratégie, finances, fabrication, R&D, commerce, achats,…).

Le président du comité exécutif, Boris Aliochine, un ancien membre du gouvernement sous Poutine, conserve son poste, mais prend du recul et se recentrer sur le relationnel avec le gouvernement, l’Alliance Renault-Nissan, les actionnaires et avec la presse.
Mais ce n’est tout, puisque la poignée d'expatriés que Renault avait envoyé à Togliatti, après son entrée dans le capital, pourrait également revenir en France.

Cela ressemble de plus en plus à un désengagement de Renault dans le constructeur russe, à tel point que certains journaux russes prédisaient la sortie du losange du capital du constructeur.
En réalité, Renault conserve -pour le moment tout au moins-, sa participation et ses trois sièges d'administrateur. Ceci n’est toutefois que provisoire car un « diagnostic des besoins de l'entreprise par le nouveau directeur général », va être mené avant de connaître d'autres évolutions disait-on hier du côté de Renault.

Si le désengagement de Renault était confirmé, cela constituerait le premier échec d’alliance sous l’ère Ghosn, qui avait mené d’une main de maitre celle avec Nissan il y a un peu plus de 10 ans.

Les raisons d’un possible premier échec
Mais alors, quelles seraient les raisons de cet échec ?
Tout d’abord, les temps ne sont plus les même qu’à l’époque où Renault est entré dans le capital de Nissan, du rachat de Dacia, et même de la période où Renault avait  "remporté" AvtoVAZ, au nez et à la barbe des deux favoris, Fiat et le canadien Magna.

En effet, le tableau s'est considérablement assombri depuis. Le marché automobile russe, qui s'annonçait très prometteur, s'est effondré avec la crise actuelle, (ces derniers mois de 50 %), et AvtoVAZ s'enfonce dans les pertes. Pour éviter de licencier, l'énorme combinat va d’ailleurs devoir faire fonctionner ses chaînes au rythme d'une seule équipe, cinq jours par semaine, jusqu'en février.
Ensuite, le rajeunissement de la gamme Lada n'est désormais plus une priorité devant la conjoncture actuelle, pour Renault, ce qui déplait forcément aux autres actionnaires.
Le PDG, Carlos Ghosn, a reconnu devant ses actionnaires que « sur le dossier AvtoVAZ, le timing n'a pas été le meilleur ».

Bref, la conjoncture économique actuelle n’aide pas Renault pour mener à bien sa mission en Russie.


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