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Par Nicolas CHAZE le 23/06/2011
 
GP d’Europe : présentation

GP d’Europe : présentation

Après un bref séjour en Amérique du Nord, le Championnat du Monde FIA de Formule Un revient en Europe pour la 8ème des 19 manches de la saison, le GP d’Europe.


Ce sera le deuxième événement organisé en Espagne cette année après le Grand Prix national en mai, et la quatrième utilisation pour ce circuit urbain de Valence depuis son arrivée au calendrier en 2008.

Sebastian Vettel - Red Bull Racing-Renault, a remporté la victoire en partant depuis la pôle position lors de l’édition 2010.


 - Un tour de Valence côté moteur :

La course se déroule dans les rues du port construit initialement pour accueillir la Coupe de l’America en 2007. Les 5,419 km se composent d’une combinaison de virages lents et moyennement rapides, associés à de longues lignes droites, il faut donc un moteur efficace à tous les régimes. Avec 25 virages et plus de 60 changements de rapports à chaque tour, il nécessite de nombreux changements brusques de direction, de sorte que le moteur doit également posséder agrément de conduite et réactivité en entrée comme en sortie de courbes.

 - Secteur un :

Le tour commence avec la ligne droite des stands, mais contrairement aux autres circuits urbains inscrits au calendrier, où le premier virage est généralement serré, la piste n’oblique que légèrement vers la droite, permettant aux pilotes d’atteindre quasiment les 300 km/h avant le virage 2. Le moteur doit donc être souple mais aussi très réactif dès le départ. La première grosse zone de freinage se situe dans les virages 2 et 3 lorsque le pilote va passer de 293 km/h en septième à simplement 85 km/h en deuxième pour l’enchaînement à droite. C’est ensuite une forte et courte réaccélération avant une nouvelle chicane, commençant cette fois-ci à gauche. Après le virage 5, pris à 110 km/h, les pilotes enchaînent tous les rapports sans lever le pied tout le long d’un gauche en coude, pour atteindre 285 km/h juste avant d’entamer le secteur deux et la troisième grosse zone de freinage du circuit au virage 8.

 - Secteur deux :

Le secteur deux est le plus long du circuit, mais la majorité de celui-ci est composée de la ligne droite de 970m qui s’étend du virage 10 au 12. Il est intéressant de noter qu’il y aura une zone de détection DRS pour deux points d’activation à Valence. La zone de détection se situe 130 m avant le virage 8, mais peut être activée 285 m après le virage 10 ou 35 m après le virage 14, sur cette ligne droite incurvée menant à l’épingle. Attendez-vous à voir beaucoup de dépassements dans la première zone d’activation puisque les voitures culminent à 312 km/h avant le droite que constitue le virage 12, pris en deuxième à seulement 75 km/h. Après ce 12, les voitures arrivent ensuite sur un enchaînement de courbes relativement lentes à rapides, où celles-ci basculent à gauche puis rapidement à droite avant d’entrer dans la seconde zone d’activation DRS, un long et léger virage où les vitesses peuvent atteindre 310 km/h. Une fois encore, les dépassements pourraient ici être spectaculaires car à la fin de cette « ligne droite » les pilotes ralentissent brutalement à 65 km/h pour le virage 17 en épingle à cheveux. Au cours de cette section, l’équilibre entre la puissance maximale et une bonne maniabilité dans les bas régimes est particulièrement important.

 - Secteur trois :

Ce secteur comprend deux des virages les plus lents du circuit (les 17 et 25) mais s’enchaîne de manière fluide. Depuis la courbe 17, les pilotes accélèrent progressivement tout au long du secteur, conservant une vitesse d’environ 280 km/h dans ces virages ouverts. Le dernier virage, le 25, interrompt cependant ce flux en obligeant les pilotes à passer brusquement de 295 km/h à 65 km/h pour pouvoir enrouler l’épingle ramenant à la ligne droite des stands.

Interview de Nick Heidfeld

Abandonné par la chance à Montréal, Nick décrit son intention de remettre les choses en place à Valence

 - Vous devez être déçu après Montréal. Etait-ce seulement une histoire de malchance ?
Oui, je pense que c’était juste un coup de malchance. Tout cela est derrière moi maintenant, mais il est difficile de savoir ce que j’aurais pu faire différemment. Quand c’est arrivé, je roulais derrière Kamui (Kobayashi) et il a ralenti subitement au lieu d’accélérer, ce qui aurait été normal à cet endroit du circuit. Evidemment, je n’ai pas pu l’éviter et j’ai heurté l’arrière de sa voiture. Ensuite mon aileron avant s’est détaché et malheureusement, ma course était terminée. Cela arrive de temps en temps. Ce n’est juste pas de chance que cela se soit produit alors que j’étais en excellente position pour marquer des gros points.

 - Malgré la déception, des signes positifs sont apparus pour l’équipe ce week-end. Qu’en retirez-vous ?
Dans l’ensemble, ce week-end a été définitivement positif pour nous. En particulier si on se
réfère à la course de Monaco. Le fait de voir les deux voitures se qualifier dans le top 10 et
ensuite Vitaly marquer 10 points montre un vrai progrès. Avant de sortir de la piste, je roulais
bien. C’était important pour l’équipe de repartir du Canada en ayant compris l’origine de nos problèmes de Monaco. Je pense que nous avons eu la preuve concrète que nous y étions parvenus. Maintenant, nous savons quelles directions il faut prendre et il apparait
évident que l’équipe avait entamé ce processus dans les deux semaines entre Monaco et
Montréal. Tout cela ne s’opère pas d’un coup de baguette magique et nous avons fait un
bon travail d’analyse sur ce que nous devions améliorer. Par ailleurs, l’équipe du muret des stands a pris les bonnes décisions pour nous placer dans les meilleures conditions en piste.

 - Valence est un autre circuit en ville. Que pensez-vous de ce circuit ?
C’est un autre circuit en ville, mais différent à la fois de Monaco – où on court dans les rues – et du Canada qui est plus typé vitesse. Le tracé est plus rapide que Monaco et plus lent que le Canada. Je pense qu’il va demander un réglage avec plus d’appui qu’à Montréal. Valence
est un rendez-vous relativement récent au calendrier de la F1, mais je le connais, alors nous
verrons bien comment nous nous y adapterons.

 - Encore quatre courses avant la pause du mois d’août. Quel sont vos objectifs ?
Nous prendrons les courses l’une après l’autre. Pour l’instant, nous sommes tournés
vers Valence, c’est notre priorité du moment. Je cherche toujours à tirer le maximum de la voiture en toute circonstance. Et je suis sûr de pouvoir me battre pour une très bonne place finale.

 - Après sept courses en 2011, pensez-vous que la saison se révèle très excitante pour les fans de F1?
D’un côté oui, de l’autre non. Les courses ont été très excitantes sur le plan des dépassements et de leur aspect imprévisible et dans ce sens, elles ont offert plus de spectacle. Mais si vous
Considérez la marge d’avance dont dispose Sebastian (Vettel) au championnat, il n’y a pas
vraiment de suspense. De ce point de vue, c’est un peu à sens unique. Mais cela peut
évoluer très rapidement et il sera intéressant de voir ce qui peut se passer si le règlement sur les systèmes d’échappement est modifié.

Interview de V. Petrov :


Avec dix points de plus dans sa besace depuis Montréal, Vitaly va chercher, dès Valence, à améliorer sa septième position au classement des pilotes

 - Vous êtes bien placé au championnat après les dix points pris à Montréal. Etes vous content de votre course là-bas ?
Je dirais fifty-fifty. Nous attendions un peu mieux en qualification, mais nous avons un peu manqué de chance pendant la séance et nos performances n’étaient pas aussi bonnes qu’espéré. La course en elle-même, n’a pas été facile parce que Nick et moi avions des réglages différents. J’avais moins d’appui et je pense que si j’en avais eu un peu plus, j’aurais fait une meilleure course. A mon avis, j’aurais pu faire un pit stop plus tôt, ce qui aurait peut-être apporté un plus stratégiquement. Mais ce n’est que mon opinion personnelle. J’ai terminé cinquième, j’ai pris des bons points mais je sais que nous n’avons pas pleinement capitalisé sur la situation.


 - Monaco, puis Montréal, ces deux courses ont été mouvementées pour des raisons différentes. Cet aspect imprévisible est-il un défi pour vous ?
Oui et ces courses m’apportent de l’expérience en tant que pilote. C’est une saison difficile avec des circuits très variés et nous sommes au cœur de la bataille pour les gros points en tant qu’équipe. La saison est longue mais nous devons rester concentrés, travailler dur et surtout, adopter la bonne stratégie. Nous avons été remarqués dans ce domaine cette saison et il faut continuer sur cette lancée. Stratégie, stratégie, stratégie !


 - Vous vous êtes classé 14ème du Grand Prix d’Europe l’an passé. Quelle impression vous laisse ce circuit ?
C’est le troisième circuit en ville de suite et nous commençons à avoir l’habitude de ce genre de tracé ! J’ai d’excellents souvenirs de course à Valence parce que j’y ai gagné trois fois en GP2. Je n’ai pas encore posé mon empreinte ici en Formule 1, mais cette année, je suis mieux
préparé.


 - Après sept courses, êtes vous satisfait de la façon dont se passe la saison ?
Je crois que nous pouvons faire beaucoup, beaucoup mieux. Je sais, je l’ai déjà dit, mais je le ressens vraiment. Nous avons obtenu de bons résultats, mais nous pouvons accomplir de
grandes choses tous ensemble. J’ai commis quelques erreurs, quelques pit stops auraient pu être meilleurs, mais en général je crois que nous pouvons monter d’un cran. Il faut minimiser les erreurs et les points viendront.


 - Encore quatre courses avant la pause de l’été. Quels sont vos objectifs ?
Des points, des points et encore plus de points. Le mieux serait d’arriver aux vacances d’été en ayant marqué des points mérités en cours de route. Je connais bien Valence et je pense que cela me donne un avantage. Je me sens très bien avant d’aborder les quatre prochaines courses.

Interview d’Eric Boullier :


Après une course mémorable à Montréal, Eric se tourne vers le Grand Prix d’Europe – troisième course en ville au calendrier.

 - La course était imprévisible à Montréal. La F1 procure un spectacle exaltant en ce moment…
Un tel déluge était totalement inhabituel, mais comme nous le pensions, la course s’est révélée excitante avec du spectacle jusqu’au dernier tour. Sans aucun doute, nous aurions pu obtenir un meilleur résultat et voir Nick s’accrocher avec Kamui ne m’a pas plu. Mais je suis évidemment ravi pour Vitaly qui a réalisé un nouveau week-end solide.

 - Avant la course, vous avez dit que les fans étaient le futur de ce sport. Des courses animées comme à Monaco et Montréal peuvent-elles aider à accroitre sa popularité ?
D’abord, c’est toujours rafraichissant de rencontrer les fans. Cela vous motive pour faire votre job encore mieux quand vous les voyez sur les circuits. Monaco est une course très spéciale pour la F1 et Montréal est une ville qui respire la F1 : elle était entièrement décorée pour la semaine du Grand Prix. A eux seuls, ces deux rendez-vous sont la preuve de la popularité mondiale de la F1. En plus, nous avons assisté à deux courses mouvementées, ce qui aide la promotion du sport. Les courses dramatiques, excitantes sont ce que le public attend. A Montréal, j’ai participé à un forum de la FOTA avec les fans et j’ai été ravi que la FA puisse organiser un débat aussi ouvert avec le public. Cela a été très intéressant et constructif. Je crois que nous devrions continuer à remercier les fans pour leur soutien et leur engagement dans ce type de forums et dans l’ensemble de notre sport.

 - Ce que vous avez vu lors de la dernière course montre-t-il que LRGP est de retour aux affaires ?
Oui, absolument. Bien sûr, nous avons encore des difficultés en qualification – nous devons nous situer plus haut sur la grille -, mais nous sommes en bagarre pour le top six et je suis convaincu que ce sera encore mieux à Valence.

 - Quels sont les aspects majeurs sur lesquels l’équipe s’est concentrée pour rester compétitive pendant l’intermède avant Valence ?
Nous avons apporté beaucoup de modifications techniques sur la voiture. Nombre d’entre elles résultaient de la compréhension de l’origine de nos maux en qualifications. Si vous ajoutez quelques améliorations, cela laisse penser que nous pourrions faire un bond en avant.

 - Encore un circuit en ville. Conviendra-t-il aux caractéristiques de la R31 ?
C’est un bienfait pour le sport d’avoir ces circuits en ville, ils proposent un contraste aux pistes artificielles. Le tracé nous conviendra bien et nous espérons nous battre pour des places dans les premières lignes sur la grille de départ.

 - A quatre courses de la pause estivale, qu’attendez-vous de l’équipe ?
Nous avons besoin d’un ou deux autres podiums dans cette période pour sceller notre position parmi l’élite de cette saison et pour rester devant Mercedes qui a considérablement élevé son niveau de performance. Conserver notre place parmi les quatre premiers au championnat des constructeurs est une priorité absolue et nous devons continuer à marquer notre territoire lors des quatre prochaines courses.


Interview de James Allison :

James Allison se penche sur le retour en Europe, où les pneus medium feront leurs débuts en course.

 - Quelles seront les principales difficultés à Valence ?
Les virages à basse vitesse prédominent à Valence. Même s’il y a aussi des courbes rapides, qui passent à fond, le challenge consiste à bien faire fonctionner la voiture dans les virages lents. Par ailleurs, comme nous utiliserons les gommes médium pour la première fois en Grand Prix, il sera important de s’y adapter très vite et de définir un bon réglage de course avec elles.

 - Valence n’a jamais offert beaucoup de dépassements dans le passé. Cela peut-il être différent cette année ?
Je serais enclin à le penser, oui. La ligne droite est assez longue pour que le DRS soit efficace et il est probable qu’il y aura une différence de performance entre les deux types de gomme. Cela doit mener à beaucoup de dépassements.

 - Quelles évolutions et modifications sont prévues sur la voiture ?
Comme d’habitude, nous aurons un lot de modifications aéro. La plus marquante sera un nouveau haut d’aileron arrière donnant une meilleure efficacité au DRS. Cela apportera des temps bien meilleurs en qualification et un meilleur potentiel pour les dépassements en course.

 - Quelles est votre évaluation de la performance de la R31 sur le mouillé et dans des conditions changeantes après le GP du Canada ?
Nous n’étions pas très contents des performances de la voiture en pneus pluie ni en intermédiaires. Mais, une fois que nous avons passé les pneus sec, nous étions de nouveau dans le coup pour revenir devant, à l’exception des deux voitures de tête.

 - Nick et Vitaly apparaissaient très solides à Montréal. Quelle est la difficulté d’établir une stratégie dans ces conditions délicates ?
Nous étions bien en pneus sec, mais en gommes pluie, notre course a résulté d’une bonne lecture des prévisions radar et d’un appel au stand au bon moment. Dans des conditions changeantes comme celles-là, il est extrêmement difficile de prendre les bonnes décisions tout le temps parce qu’une part de chance intervient. Tout ce que peuvent faire Alan Permane (Ingénieur chef) et Matthieu Dubois (stratège), c’est d’espérer une bonne moyenne. Heureusement, ils sont plutôt bons dans l’exercice et, déjà, lors de la course précédente, ils avaient effectué de bons choix qui nous ont places en bonne position pour capitaliser dans des circonstances très difficiles.

 - Nous sommes de retour en Europe pour les six prochaines courses. Quelle en est l’influence sur le programme de développement ?
Europe ou outremer, cela n’a pas vraiment d’impact sur le programme de développement. Nous travaillons au maximum de la première à la dernière course et nous essaierons d’apporter des améliorations à chaque manche du championnat. Nous avons un aileron arrière plus efficace pour Valence et nous nous efforçons de faire le meilleur travail d’adaptation possible au changement imposé sur les cartographies moteur pour les diffuseurs soufflés.
 

 - Point de vue de Rémi Taffin, responsable des activités piste de Renault Sport F1 :

Même si nous avons eu trois courses consécutives sur des circuits urbains, les particularités de leur tracé respectif sont très différentes. Monaco était très serré et sinueux avec une faible vitesse moyenne ; Montréal une combinaison de longues lignes droites et d’épingles serrées signifiant une vitesse maximale élevée, contrairement à Valence qui présente une vitesse moyenne beaucoup plus importante, à environ 190 km/h. La piste est aussi relativement lisse comparée à Monaco et au Canada, les bosses y étant largement moins nombreuses.

C’est un réel défi pour obtenir une cartographie correcte sur cette piste puisque dix virages sont pris sur les premiers, deuxième ou troisième rapports, avec par conséquent une vitesse relativement faible, mais entre chaque courbe existent de moyennes voire longues lignes droites qui exigent une bonne puissance à haut régime. Nous avons besoin que le moteur soit à la fois souple aux points de cordes mais réactif en sortie d’avant ligne droite, et avec 25 virages au total, plus que tout autre circuit cette année, trouver le juste équilibre est crucial.

La configuration « stop and go » de la piste et de ses virages affecte largement la consommation de carburant où le taux au tour est ici très élevé, il se rapproche à cet effet de Melbourne, mais le climat étant plus chaud à Valence nous consommons un peu moins pendant la course.

Naturellement à partir de cette manche, nous allons maintenant avoir à utiliser les mêmes cartographies en qualifications et en course. En fait, cela ne modifiera pas énormément la façon de procéder de Renault Sport F1 et de ses clients car nous avons toujours utilisé des cartes très similaires en qualifications et en course. Cela ajoutera néanmoins une nouvelle dimension à la compétition, mais nous nous attendons à ce que nos niveaux de performance restent relativement similaires à l’habitude.


 - Le saviez-vous…

Les moteurs Renault ont maintenant parcouru plus de 85 000 tours lors des 517 courses de F1 auxquelles ils ont participé depuis 1977*. Cette barre des 85 000 tours fut franchie lors du Grand Prix du Canada.

 

D'après un communiqué Renault Sport F, et Lotus Renault GP.



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