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Par Nicolas CHAZE le 08/06/2011
 
Preview : Grand prix du Canada

Preview : Grand prix du Canada

Septième épreuve du championnat du monde, et unique épreuve nord américaine, le grand prix du Canada a toujours été un lieu spécial, les courses y sont toujours mouvementées, et à rebondissements, grâce aux nombreuses sorties du safety-car.


Présent au championnat du monde depuis 1967, à l’exception de la saison 2009, ou le grand prix a été annulé pour cause d’impayés entre les promoteurs et Bernie Ecclestone, Montréal se met aux couleurs, et vibrent pour la F1 pendant tout le weekend de la course.

 


Le circuit d’une longueur de 4.361 km se décompose en 15 virages. Après la ligne de départ, les 1ers virages arrivent très vite dans une succession droite – gauche, c’est le lieu le plus dangereux du grand prix. Ensuite les pilotes reviennent sur une longue courbe à droite qui se termine sur une chicane droite - gauche qui demande beaucoup de délicatesse afin de pas finir dans le mur. Les voitures enchainent sur une courbe à droite (c’est à cet endroit qu’olivier Panis avait eu son accident) qui se termine également sur deux virages dont le premier est à gauche, puis à droite. Les pilotes s’élancent à pleine charge sur une longue ligne droite. Les pilotes freinent sous le pont autoroutier (+ de 320 km/h), puis se dirigent vers un virage à droite. En sortie, ils accélèrent progressivement, et filent vers un virage en épingle à droite, ou il faut une excellente motricité pour se relancer sans perdre de temps. Une longue ligne droite va accompagner les pilotes vers la fin du tracé. Celui se finit sur une chicane droite gauche qui débouche sur la ligne d’arrivée.
 

L’année dernière a vu la consécration de Lewis Hamilton sur McLaren Mercedes devant Jenson Button, suivi de Fernando Alonso. Le spectacle a été assuré grâce à une usure prématurée des pneus Bridgestone, qui ne tenaient pas plus de 15 tours. Robert Kubica reste le détenteur du meilleur tour en course : 1:16.972 (2010 sur la R30).


 

L’équipe Renault ne s’y est imposé qu’une seule fois en 2006, sinon il faut remonter au temps de Damon Hill en 1996 pour voir un moteur Renault s’imposer sur ce circuit.
 

Après la maigre moisson de points au grand prix de Monaco, les pilotes de l’équipe Renault espèrent se racheter, et entrer à nouveau dans le top 5. Ils pourront compter sur des nouveautés aérodynamiques apportés à la R31, confirmé par James Allison.


Interview de James Allison
 

- De Monaco à Montréal. Encore une course en ville, mais de nature très différente…
JA : "Le Circuit Gilles-Villeneuve est différent de Monaco. Il réclame de la puissance et comporte relativement peu de virages. Ces virages sont plutôt lents, un seul se passant au-delà de 200 km/h. Plus important, c’est le circuit le plus dur de l’année pour les freins."


- Quelles modifications avez-vous apportées à la voiture ?
JA : "Montréal demande un niveau d’appui entre moyen et faible et c’est le premier de ce genre au calendrier cette année. Ce qui signifie que nous utiliserons un nouvel aileron arrière et il intègrera un DRS nouveau lui aussi qui perd plus de trainée à l’utilisation. Par ailleurs, nous inaugurerons aussi un nouvel aileron avant pour équilibrer le niveau d’appui sur l’arrière et nous apporterons encore d’autres détails que nous avons affinés, en particulier un travail pour garantir un bon écoulement d’air pour le refroidissement des freins."


 

- A quel point le freinage est-il un problème au Canada et que pouvez-vous faire ?
JA : "Plusieurs lignes droites à haute vitesse se terminent par des virages lents, aussi les freins sont-ils utilisés à l’extrême plusieurs fois par tour. Le Canada est le circuit le plus difficile de l’année pour l’usure des freins. Celle-ci dépend largement de la température des freins et cela exige un gros travail (avec la CFD, la soufflerie et un dynamomètre) pour assurer un refroidissement aérodynamique des disques et des plaquettes. Une complication provient du fait que nos pilotes préfèrent des matériaux de freinage différents l’un de l’autre, ce qui ajoute à notre charge de travail : il faut valider chaque solution pour être certain que les deux pilotes puissent se servir de leurs freins sans souci pendant le GP."


- Est-il juste de dire que votre plan pour Monaco n’a pas abouti ?
JA : "Même avant l’accident de Vitaly, heureusement sans dommages pour lui, c’était un week-end à oublier. Nos performances dans les virages très lents étaient étonnamment médiocres et nous travaillons dur pour en comprendre les raisons. Nous n’avons pas non plus tiré suffisamment profit des pneus super tendres en qualifications. Quand nous avons voulu les utiliser en essais libres, nous avons été interrompus par des drapeaux rouges. Ce qui fait que nous avons abordé les qualifications en aveugle sur ce plan. Et que nous avons dû laisser les pilotes ajuster leur feeling sur ces pneus Options pendant les cruciales Q1 et Q2. Autrement dit, nous étions à environ 0,4 ou 0,5 seconde des temps optimum avec ces super tendres. Cependant, même en tenant compte de ces paramètres, nous étions encore loin de ce que nous attendions."


- Pouvez-vous rétablir la situation pour Montréal ?
JA : "Nous espérons avoir une préparation à la qualification mieux construite et moins perturbée à Montréal. Même sans la flopée de drapeaux rouges que nous avons vue, il est difficile d’organiser un tour clair à Monaco. A cet égard, Montréal présente plus de facilité. Par ailleurs, nous espérons bien avoir résolu quelques-uns des soucis qui nous ont gênés dans les virages lents de Monaco."


- Quel regard portez-vous sur cette première partie de l’année écoulée ?
JA : "En regardant cette saison, pour l’instant, nous avons démarré plutôt brillamment et nous avons obtenu deux très bons résultats très tôt. Même si nous sommes crédibles depuis, je n’aime pas la courbe sur laquelle nous sommes. Notre conviction est que nous allons ramener la voiture à son niveau de compétitivité du début de l’année. Plusieurs choses sont en cours à Enstone pour que nous le réalisions. Il n’y a aucun doute, nos meilleures performances doivent commencer ici au Canada."


Interview de Vitaly Petrov


- A propos de Monaco, vous réalisiez une bonne course jusqu’à l’accident, non ?
VP : "Définitivement, oui. Jusqu’à l’accident, les choses tournaient vraiment bien, fantastiquement même, si vous vous souvenez de nos positions de qualification. J’aurais pu terminer troisième ou quatrième. Pour la troisième place, il aurait fallu faire très fort, mais la quatrième était vraiment à notre portée parce que j’avais un bon rythme et que j’avais préservé mes pneus. J’ai été un peu malchanceux et j’ai trouvé du trafic devant moi. Pastor (Maldonado) et Adrian (Sutil) étaient lents mais c’était compliqué de les dépasser. Tout le reste du plan avait bien fonctionné depuis le départ et c’est juste dommage de ne pas en tirer bénéfice au final. "


- Comment vous sentez-vous maintenant que nos regards se tournent vers le Canada ?
VP : "Physiquement, je me sens bien, pas de problème. Je me sens mieux qu’après la course à Monaco. Ma cheville va bien et je n’ai aucun souci avant la course du Canada. "


- Le Grand Prix du Canada a toujours été très populaire. Aimez-vous courir sur ce circuit ?
VP : "J’y suis allé pour la première fois l’an dernier, donc ce n’est pas un circuit que je connais très bien. Ce n’est pas une course facile parce que le revêtement est inhabituel et nous avions subi une forte dégradation des pneus Bridgestone. J’espère que ce sera une histoire différente avec Pirelli, mais il faudra voir parce que les pneus ont toujours été le sujet chaud jusque-là. Le circuit a de longues lignes droites ce qui nous donnera une occasion de montrer notre vitesse de pointe, mais il y a aussi des virages lents alors il sera important de freiner efficacement pour préserver les pneus. C’est vraiment une question d’équilibre à Montréal. "


- Quels sont vos objectifs pour cette course ?
VP : "Avant tout, je dois franchir la ligne d’arrivée et marquer de gros points parce que je sais que nous pouvons le faire. Nous savons bien que notre voiture est rapide. Il faut juste minimiser les erreurs et les résultats suivront. "


- Pensez-vous que les Pirelli vont tenir un grand rôle ici ?
VP : "Difficile question. A Monaco, nous ne pensions pas pouvoir faire la course avec un seul pit stop, mais finalement, c’est passé. Les pneus sont un sujet de discussion cette année et nous avons constaté de fortes dégradations sur différents circuits, mais d’un autre côté, il est incontestable que cela a rendu les courses plus excitantes pour les spectateurs. "


Interview de Nick Heidfeld


- Quatre points de plus pour l’équipe à Monaco. Quelles réflexions portez-vous sur cette dernière course ?
NH : "Naturellement, nous attendions plus de ce week-end. Nous envisagions de meilleures performances et plus de points parce que nous pensions être très forts sur ce circuit. Maintenant, je pense que nous sortons de ce week-end en ayant appris beaucoup sur le comportement de la voiture et c’est positif. Je suis sûr que nous pouvons transposer cette expérience au Canada ainsi qu’aux courses suivantes pour amener nos performances à un meilleur niveau. "


- Beaucoup de discussions ont tourné autour de la nécessité pour l’équipe à s’améliorer en qualification. Est-ce, actuellement, le principal obstacle à franchir pour marquer plus de points ?
NH : "C’est le domaine sur lequel je me focalise le plus avec l’équipe, dans le but d’optimiser notre potentiel. Quand vous regardez mes performances en course, elles sont aussi bonnes que possible et cela m’a bien aidé à récolter le nombre de points que j’ai aujourd’hui. Mais il est impossible de capitaliser sur le rythme de course, surtout à Monaco, si votre qualification n’est pas suffisamment bonne. La qualification est déterminante sur tous les circuits. "


- Le Grand Prix du Canada offre encore un type de course différent avec ses longues lignes droites et ses virages serrés et lents. Comment l’abordez-vous ?
NH : "Le Canada n’est pas unique comme peut l’être Monaco. Mais il possède ses propres particularités. Avec ses chicanes lentes et ses bouts droits rapides, il demande un type de pilotage différent. Comme nous avons en général une bonne vitesse de pointe, cela devrait nous aider. "


- Vous êtes déjà monté sur le podium au Canada dans le passé. Êtes-vous impatient d’y revenir ?
NH : "J’ai envie d’aller à chaque course mais celle-ci est très spéciale parce que j’y ai terminé deux fois deuxième dans le passé. La course en elle-même est unique. Montréal est une grande ville et elle doit être la seule qui vit et respire la Formule 1 à ce point. Il y a des cartes postales et des souvenirs à tous les coins de rues et le soutien populaire est vraiment fantastique. Ce n’est pas tous les jours que vous arrivez dans un endroit où toute la ville porte sa course comme Montréal. "


- Vous êtes maintenant 6e du championnat des pilotes. Est-ce une motivation personnelle pour donner le meilleur de vous-même ?
NH : "C’était mon objectif il y a deux courses, alors c’est satisfaisant de l’avoir atteint aussi vite. Je suis maintenant devant Nico (Rosberg) et Felipe (Massa) et c’est une motivation pour continuer à me battre et marquer des points pour rester devant. Je suis encore loin de Fernando (Alonso), qui est 5e, mais la saison est encore longue et mon but est d’aller plus haut. Ce qui est plus important, cependant, est de continuer à comprendre et à développer la voiture pour améliorer les performances de l’équipe. Quand nous y arriverons, nous aurons plus de chances de marquer des gros points. "

 

d'après un communiqué Lotus Renault GP.



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