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Par Nicolas LIGNON le 21/03/2009
 
Présentation du Grand Prix d'Australie

Présentation du Grand Prix d'Australie

ING Renault F1 Team présente la première épreuve du championnat du monde de Formule 1 2009, le Grand Prix d'Australie


Le circuit d’Albert Park à Melbourne est un étrange mélange qui se compose d’un tracé permanent et d’une partie urbaine temporaire.

Il en résulte une variété de virages particulièrement intéressante et une surface en perpétuelle évolution tout au long du week-end de Grand Prix. La mise au point de la voiture présente un véritable challenge rendu d’autant plus compliqué par le fait que les 16 virages que compte le circuit sont presque tous différents les uns des autres, chacun présentant le pilote avec un nouveau défi.


 
Le circuit de Melbourne (Albert Park)


Pneus
Compte tenu du fait qu’il s’agit d’un circuit non permanent en partie, la piste sera sans doute très sale en début de semaine et se chargera doucement en gomme au fil des séances de roulage. Cette année voit l’introduction des pneus slicks et l’équipe portera sont attention sur la performance des pneus slicks super-tendres and medium de la gamme Bridgestone Potenza durant les essais libres. Les températures souvent élevées du circuit d’Albert Park joueront un rôle déterminant dans le choix du type de gomme que les pilotes préfèreront utiliser.

Moteur
Melbourne sollicite les moteurs V8 avec près de 66% du tour à pleine charge. Le secret d’un bon tour ne dépend
pas tant de la vitesse de pointe mais surtout d’une bonne reprise pour permettre de bien sortir des virages lents qui commandent les longues lignes droites. C’est notamment le cas dans les virages 14, 15 et 16, comme l’explique Nelson Piquet :

« La voiture a généralement tendance à sous virer à ces endroits rendant difficile l’accélération à la sortie. Le système KERS pourrait faire une différence et nous aider à accélérer à la sortie de ces virages lents, à défendre une place, ou tout simplement aider à améliorer un chrono. »

Aérodynamisme
Albert Park joue dans la même cour que Silverstone ou Sepang en ce qui concerne l’aérodynamisme et demande un niveau d’appuis moyens à élevés. Les virages rapides critiques sont peu nombreux mais exigeants. Avec l’introduction du flap réglable de l’aileron avant, les pilotes pourront ajuster l’angle jusqu’à 6 degrés deux fois par tour de piste (une fois pour changer l’angle et une seconde fois pour remettre le flap à l’angle initial). Le système pourrait être utilisé afin de régler la voiture entre deux virages ou pour aider le pilote à suivre une voiture de plus prêt. Un certain nombre de virages particulièrement rapides comme les virages 11 et 12 sont peut-être les virages les plus exigeants du circuit.


 

L'année dernière le Grand Prix d'Australie avait été marqué par des accidents et des abandons, notamment ceux des Ferrari. Au final, seuls sept des 22 pilotes au départ avaient réussi à rejoindre la ligne d'arrivée de ce premier GP de la saison, pour laquelle les aides électroniques au pilotage avaient été supprimées


Fernando Alonso explique : « Il faut être très précis sur cette partie du circuit. Nous prenons ces virages à plus de 200 km/h et l’approche du virage 11 est délicate car la vision est rendue difficile par le mur et on ne voit le vibreur que très tard. Si on fait une erreur au virage 11, on perd une place au virage 12 et ceci peut ruiner le tour »

Un niveau d’appuis élevé devrait permettre aux pilotes une bonne sortie des virages lents permettant une bonne accélération sur la ligne droite.

Suspensions
Une voiture saine dans les changements rapides de direction sera un atout dans les enchaînements de virages d’Albert Park. Il est donc nécessaire d’opter pour un réglage de suspensions plutôt dur tout en étant également suffisamment souple pour permettre une bonne stabilité au passage des vibreurs et au freinage ; un éternel compromis auquel les ingénieurs de l’écurie devront se plier pour garantir un package performant et sûr.

Freins
Le circuit de Melbourne fait partie des circuits les plus exigeants pour le système de freinage avec six freinages à plus de 300 km/h. Ce n’est pas la sévérité de ces freinages mais leur fréquence qui rend l’exercice australien particulièrement difficile. Le circuit peut être bosselé par endroit mais rien de dramatique non plus ; une voiture souple permettra de ne pas bloquer les roues lors des freinages importants.


 
 
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