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4L Trophy
Par Romain ORRY le 05/12/2008
 
4L Trophy: Planète Renault devient sponsor

4L Trophy: Planète Renault devient sponsor

Pour l’édition 2009,  « Planète Renault » sponsorise Jean-Sébastien Zimmer et Julien Gumbel, étudiants à l’ESSTIN de Vandœuvre-lès-Nancy. Rencontre hors du commun…


Ils ont tous les deux vingt-et-un ans et une motivation sans faille. Etudiants en quatrième année à l’ESSTIN de Vandœuvre-lès-Nancy (54), école d’ingénieur généraliste, ils sont bien décidé à participer à ce grand raid humanitaire, qui se déroulera du 19 février au 1er mars prochain.

Planète Renault
a décidé de participer à cet événement, couvert par les principales chaînes de télévision et stations de radio nationales, en sponsorisant nos deux amis qui porteront le numéro 1104.

Lors de notre accord passé fin octobre, il a été décidé qu’un autocollant de 55 cm x 55 cm serait imprimé par une entreprise de la région de Nancy (Lettre Shop) et serait apposé sur le capot de leur voiture, endroit idéal pour les caméras de télévision.


De plus, pour faire marcher notre partenariat à 100 %, Planète Renault s’est engagé, par mon intermédiaire, à les aider dans leur recherche de sponsors. J’en appelle donc à vous pour nous aider.
Mais familiarisons-nous, avant tout, avec notre équipage, puisque vous allez en entendre parler prochainement sur le site. C’est dans un café de Nancy que nous nous sommes rencontré pour discuter de cette aventure :

Romain Orry : Qu’est-ce que le « 4L Trophy » ?
Jean-Sébastien ZIMMER: Le « 4L Trophy » est un raid humanitaire, de Paris à Marrakech. C’est un acte de solidarité envers le Maroc. Chaque équipage emmène deux cartables de fournitures scolaires et deux sacs à dos de matériel sportif. Ceci a pour but de scolariser 3000 enfants marocains et de rapporter 50 tonnes de fournitures scolaires. C’est aussi une aventure sportive. »

R.O. : Quelles sont vos motivations ?
Julien GUMBEL : Nos motivations sont dans un premier temps humanitaires. Après, sur le plan personnel, au niveau de l’aventure, c’est quelque chose qui va être très intéressant.

R.O. : Est-ce que c’est votre première participation ?
J.G. : Oui, c’est notre première participation. On a vu des anciens élèves de notre école qui l’ont fait les années précédentes, mais pour nous, c’est la première.


R.O. : Est-ce que vous referez une deuxième année, en 2010, si ça vous plaît ?
J.G. : Ce ne sera plus possible pour nous car, l’année prochaine à cette période, nous n’aurons plus les mêmes disponibilités : nous seront à la recherche d’un stage de fin d’étude.
J.-S. Z. : Pour ce raid, il faut penser aussi un peu aux autres et je crois que quand nous l’aurons fait une fois, il faudra passer le flambeau pour permettre à d’autres générations de le découvrir. De par notre expérience, les autres seront tentés de faire la même chose.

R.O. : Quelles qualités faut-il avoir pour participer à ce raid ?
J.G. : Il faut être une équipe soudée. Nous avons été dans la même classe pendant trois années et il y a une complicité entre nous. Il faut aussi avoir une part de courage car c’est assez long, éprouvant et il va falloir avoir les nerfs solides.
J.-S. Z. : Il faut beaucoup de motivation aussi…

R.O. : Est-ce que vous êtes impatients de partir ?
J.-S. Z. : Oui et non. Oui pour l’aventure que nous allons vivre et non car nous recherchons encore des financements extérieurs pour compléter notre budget, et nous préparons encore notre voiture.

R.O. : Il vous manque encore beaucoup ?
J.G. : Une bonne moitié…

R.O. : Comment réagissent vos proches ?
J.G. : Mon père me dit souvent :
- "est-ce que ce n’est pas dangereux de partir dans le désert ? ".
Il y a une certaine forme d’inquiétude. Dans un premier temps, ils se posent des questions mais après, ils nous soutiennent .
J.-S. Z. : En ce qui me concerne, mon entourage m’encourage beaucoup. J’ai mes parents qui les week-end, quand je rentre en Moselle (ndlr : Jean-Sébastien est originaire de la région de Saint-Avold), me poussent à aller chercher des sponsors. Ça me motive beaucoup ! Puis j’ai mon père qui est passionné par les 4L et il me dit toujours :
- " Va préparer ta 4L ! "
Au niveau des amis, ils pensent que nous sommes fous de faire ça car il y a beaucoup de risques. Et cela représente beaucoup de travail de chercher des sponsors.


R.O. : Etes-vous "Renautiste" ?
J.-S. Z. : Oui, je le suis mais ces dernières années, je trouve que Renault a perdu un peu de son image avec quelques flops .

R.O. : Il y a eu aussi beaucoup de réussite ?
J.-S. Z. : Oui et justement, je trouve qu’ils sont en train de se reprendre notamment avec la sortie de la nouvelle Twingo (ndlr : première citadine au top des ventes en France). Personnellement, les voitures que j’aime le mieux rouler, c’est quand même les Renault. Mes parents ont une R19 : je trouve que c’est une voiture fantastique et la R4, c’est pareil ! C’est une vieille voiture mais pourtant je l’adore, mis à part qu’elle consomme beaucoup…

R.O. : Se prépare-ton mentalement à ce genre d’événements ?
J.G. : Au niveau du temps, cela semble encore assez éloigné : c’est en 2009, c’est encore l’année prochaine. Donc, psychologiquement, c’est loin… mais on y pense !

R.O. : La voiture, est-elle préparée par un garage ou c’est vous qui faites les réparations et les modifications nécessaires ?
J.-S. Z. : Ce que nous savons faire, nous le faisons nous-mêmes. Nous touchons un peu à la mécanique. Pour le reste, mon frère s’y connaît donc il nous aide. Nous avons également un partenariat avec un garagiste qui nous donne un coup de main.

R.O: Les assurances, sont-elles réticentes à vous assurer pour un tel événement ?
J.G. : A l’heure actuelle, nous nous sommes pas encore trop posés la question mais à priori l’assurance devrait être pris en charge par notre école. »
J.-S. Z. :  Attention, il ne faut pas une assurance spéciale. Il faut juste qu’elle couvre en Europe et au Maroc. On n’est pas obligé de préciser que l’on fait le « 4L Trophy ».

R.O. : Qui va être le pilote, le copilote ?
J.-S. Z. : Vu que la 4L est à mon nom, pour l’inscription, je me suis déclaré en temps que pilote et Julien, copilote. Mais nous allons nous relayer car je me vois mal rouler toute la journée, pendant neuf heures d’affilée.»


R.O. : Et le copilote, que va-t-il faire à côté ?
J.-S. Z. : Le « 4L Trophy » est une course d’orientation : le but est de faire le moins de kilomètres. Donc, le copilote guide le conducteur avec la carte, il fait attention à tout ce qui est route et obstacles pour éviter de tomber en panne.

R.O. : Etes vous libres de votre route ?
J.-S. Z. : Normalement, nous avons un itinéraire et le mieux, c’est de le suivre mais comme nous sommes dans le désert, il faut utiliser la boussole et on peut se perdre…

R.O. : Pendant tous ces kilomètres, allez-vous vous débrouiller seuls ?
J.G. :  Il y a une assistance technique qui est encadrée par le « 4L Trophy ». C’est compris dans les frais d’inscription. Donc en cas de panne, il y a des personnes qui sont là pour nous aider, pour essayer de réparer la voiture.

R.O. : Et si vous vous enlisez dans le désert ?
J.G. :  Il faudra pousser et creuser pour dégager le véhicule.
J.-S. Z. : Dans les préparations de la voiture, il faut préparer des anneaux de remorquage pour la 4L. Donc si on est vraiment enlisé, on peut se faire tracter par une voiture 4L Trophy.


R.O. : Combien de participant pour l’édition 2009 ?
J.-S. Z. :  Nous ne le savons pas encore. Nous nous sommes inscrits assez tôt, aux alentours de début juillet 2008 et notre numéro d’équipage est le « 1 104 », ce qui voudrait dire qu’au mois de juillet, il y avait 1 104 participants inscrits. Mais, il faut savoir qu’il n’y a pas tout le monde qui réussira à rassembler le budget nécessaire pour partir et de plus, de juillet à aujourd’hui, il y a encore eu des inscriptions…
J.G. :  L’année dernière, il y a environ 1 000 voitures qui sont parties. Il y a cinq ans, il y avait environ 250 voitures… donc le raid gagne en popularité.


 R.O. : Quel est le budget nécessaire pour participer ?
J.G. : On l’a estimé à peu près à six mille euros. Il y a l’inscription qui comprend le ferry, la nourriture, à quelques reprises l’hébergement, le carburant, l’entretien de la 4L, l’achat des fournitures scolaires, le courrier que l’on envoie aux entreprises pour nos demandes de sponsoring, les péages autoroutiers et les pièces mécaniques car on doit amener nos pièces de rechanges et nos outils…

R.O. : Où dormirez-vous ?
J.-S. Z. :  Sous des tentes. On va former un bivouac dans le désert et le personnel marocain, qui connaît bien la région, nous surveillera pour notre sécurité.

R.O. : Qui organise le « 4L Trophy » ?
J.-S. Z. : C’est une école de commerce de Rennes (ESC) : elle s’occupe à faire rentrer les chèques, de faire les formulaires d’inscription, la promotion... Elle le fait en partenariat avec « Désertours » qui s’occupe de l’organisation du raid (assistance mécanique…). Il y a également « Les Enfants du Désert » qui s’occupe, lorsque l’on a ramené les fournitures scolaires, de les répartir au Maroc dans les écoles.

R.O. : A qui est la 4L ?
J.-S. Z. : C’est mon père qui l’a acheté car il adore les 4L. Après le raid, il va la récupérer et elle continuera à rouler en Lorraine.

R.O. : Jean-Sébastien, présente-nous ta 4L ?
J.-S. Z. :  C’est une GTL de 1992, une ancienne voiture forestière avec, il me semble, un moteur de 1 100 cm3. On l’a acheté à 1 000 € pour 67 000 kilomètres.


R.O. : Quel va être le gros problème de la 4L lors du raid ?
J.-S. Z. :  Je pense que le problème de la 4L ne viendra pas du moteur mais du châssis. J’ai récemment eu une grosse frayeur avec mon châssis car mes longerons ont cassé. Je suis allé voir un garagiste qui m’a dit de renforcer le tout.

R.O. : Qu’est-ce qui a motivé l’achat de la 4L ?
J.-S. Z. : « Mon père adore cette voiture et c’est lui qui est à l’origine de son achat. Elle était sur un trottoir à vendre, elle avait une jolie couleur et mon père a craqué. »

R.O. : Est-ce qu’on peut dire que la 4L est encore une voiture de jeunes ?
J.G. : Depuis la création du « 4L Trophy », cela a prit de l’ampleur. Beaucoup de jeunes en possèdent une. On voit aujourd’hui dans la rue beaucoup de 4L avec un « A » collé derrière et pour ceux qui viennent de passer le permis, c’est une voiture abordable, fiable et avec un coût d’entretien assez faible. On peut donc la conseiller à ceux qui ont un budget limité.

R.O. : Un mot à propos du confort ?
J.G. : C’est un confort assez spartiate ! Notre 4L est équipée d’appuie-têtes. Au niveau du confort et de la sécurité, c’est quand même assez important surtout sur d’aussi longs trajets.

R.O. : Simple curiosité, avez-vous l’autoradio pour un si long trajet ?
J.-S. Z. : Mon père l’a rajouté. Sur le parcours France-Espagne, cela pourrait être sympathique.

R.O. : Avez-vous fait des modifications sur la voiture ?
J.G. : Pour partir, il y a des aspects techniques à modifier. On doit mettre des plaques au niveau du châssis à l’avant et à l’arrière, du moteur et du réservoir pour renforcer le tout sans oublier de mettre des anneaux de remorquage à l’avant et à l’arrière.

 R.O. : Pouvez-vous me citer les qualités et les défauts de la 4L ?
J.-S. Z. :  Il y a beaucoup de qualités. Tout le monde me dit qu’elle passe partout, elle est robuste, facile à réparer, pas chère et l’esthétique est sympathique. D’ailleurs, Suzuki sort une voiture qui s’appelle « Lapin » : elle a quasi le même design que la 4L. Comme quoi, elle est indémodable et cela prouve qu’esthétiquement, elle a plutôt une bonne bouille. Très bon point fort également, on peut tout faire avec : déménager une table par exemple, le coffre est rectangulaire, c’est génial ! »
J.G. : « Au niveau des points faibles, il y a quand même le freinage : il faut anticiper beaucoup. Mais c’est une voiture d’époque. Autre point faible, la consommation d’essence est assez importante. De plus, elle a un petit réservoir. Il y a aussi la rouille sur le châssis.

R.O. : Comment allez-vous faire pour vous ravitailler en carburant dans le désert ?
J.G. : Au Maroc, c’est Total qui va nous approvisionner avec des camions citernes à un prix moins élevé qu’en France car les organisateurs ont peur, vu que nous ne sommes pas marocains, qu’on nous vende de l’essence de mauvaise qualité.

Notre entretien s’est terminé à la fermeture du bar. A ce moment-là, nous ne savions pas encore si « Planète Renault » allait les sponsoriser ou non. Aujourd’hui, c’est chose faite. Mais rien n’est encore gagné : nous avons besoin de votre aide !

Jean-Sébastien et Julien ont encore besoin de financements extérieurs pour participer. Si vous avez un ami qui vient d’ouvrir une petite épicerie de quartier, si vous êtes PDG d’une grande PME ou tout simplement un particulier rempli de générosité et prêt à faire un geste envers notre équipage, je vous serais reconnaissant, de nous contacter via notre formulaire de contact


OU CONTACTEZ DIRECTEMENT L’EQUIPAGE :

Zimmer Jean-Sébastien
7 rue de Vaucouleurs
54500 Vandœuvre-lès-Nancy
Tel : 06 85 19 02 88
Site web : http://gumbelzimmer.4lt.free.fr


 

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