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Par Sébastien DUBOZ le 17/06/2008
 
Présentation GP de France

Présentation GP de France

ING Renault F1 Team présente la huitième épreuve du championnat du monde de Formule 1 2008, le Grand Prix de France, à Magny-Cours. Fernando Alonso : « Une grande source de motivation de courir en France »


Fernando, une superbe qualification à Montréal où vous pouviez viser le podium. Sans doute d’autant plus frustrant de ne pas avoir vu l’arrivée de ce Grand Prix ?
C’est clair que nous avons raté une belle occasion de marquer de gros points à Montréal mais il faut positiver et continuer d’avancer. Notre niveau de performance était ce week-end là encore en progrès et il faut justement maintenant poursuivre notre effort car on voit que cela en vaut vraiment la peine.

Vous vous préparez maintenant à disputer le Grand Prix national de Renault. Est-ce un peu spécial pour vous de courir ici, à Magny-Cours ?
Oui forcément. Il y a toujours dans les tribunes beaucoup de collaborateurs Renault et ils portent fièrement les couleurs de l’équipe. C’est une grande source de motivation ! En plus, c’est le Grand Prix de France et l’équipe est française, j’ai donc forcément envie de faire une belle course ici et je ferai mon maximum !

En termes de mise au point, quelles sont les principales exigences de ce circuit ?
C’est un circuit qui peut se révéler sélectif car la voiture doit être performante dans toutes les sections du circuit pour faire un bon chrono. Il y a quelques virages rapides et des changements de directions brutaux, des freinages importants et des secteurs qui requièrent une bonne reprise. La température est généralement assez élevée, il faudra donc trouver un réglage qui permettra d’exploiter les pneus au mieux et d’optimiser l’équilibre général de la voiture. Je n’ai pas d’inquiétude particulière, nous travaillerons sur ces différents points dès les premiers roulages.

L’équipe a poursuivi son programme de développement à Barcelone la semaine dernière. Quelles sont donc vos attentes pour cette huitième épreuve ?
Oui, nous avons tourné trois jours à Barcelone la semaine dernière. Il s’agissait de valider certaines des dernières évolutions, notamment aérodynamiques et mécaniques, prévues pour le Grand Prix de France et les prochaines courses. Cela s’est bien passé, l’équipe a enregistré beaucoup de données et j’espère que nous verrons ce week-end de nouveaux progrès. C’est important pour le moral des troupes et nous avons encore beaucoup à faire pour nous rapprocher des meilleurs. Je suis confiant et je sais que dans tous les cas, je ferai mon maximum pour tirer le meilleur de ma monoplace et me faire ma place en course !
 

Nelson Piquet : « Je reste déterminé. Mon objectif est de faire de mon mieux pour l’équipe »

Nelson, la course de l’équipe au Canada était prometteuse, mais elle a une nouvelle fois été malchanceuse…
Nous aurions pu y marquer des points, c’est vrai, mais nous avons rencontré quelques problèmes et nous n’avons pas pu terminer la course. Cela dit, il y a quelques éléments positifs à retirer de ce Grand Prix : j’ai gagné en expérience et appris un nouveau tracé. De plus, ma course se passait bien jusqu’à mon abandon. Nous avons démontré que la voiture avait le potentiel pour être compétitive. Nous nous concentrons donc sur cet aspect et nous continuerons à attaquer lors du prochain rendez-vous.

Comment se sont passées vos préparations pour Magny-Cours et à quoi vous attendez-vous pour le week-end ?
Mon approche de la course n’a pas changé depuis le début de la saison. Je reste déterminé et j’aborde Magny-Cours en étant bien décidé à faire de mon mieux pour l’équipe. La voiture devrait bien se comporter car c’est un circuit qui privilégie l’efficacité aérodynamique. Or, la R28 était compétitive à Barcelone et à Istanbul, qui présentent les mêmes caractéristiques. La surface est très lisse mais il faut pouvoir escalader les vibreurs. Il nous faudra donc travailler en essais libres afin de trouver une bonne palette de réglages avec mes ingénieurs et d’être compétitif en qualifications.

Ce sera une course à part pour l’équipe. Cela se traduit-il par de la pression supplémentaire ?
Nous aimerions réaliser un bon résultat, bien sûr, mais je ne pense pas qu’il y ait davantage de pression. En effet, je donne toujours le meilleur de moi-même et j’attaque à la limite en permanence. Après deux courses en ville, Monaco et Montréal, revenir sur un circuit plus traditionnel fera du bien. De plus, c’est un endroit où j’ai été compétitif en GP2 Series.

Quels sont vos espoirs pour le Grand Prix de France ?
Il s’agit d’une course importante pour l’équipe et j’aimerais beaucoup y décrocher mes premiers points. Ce sera mon objectif. Nous avons mené des essais très productifs à Barcelone la semaine dernière et nous avons apporté quelques nouveautés à la voiture. Elles devraient aider. Je suis sûr que nous pourrons compter sur le support de tous les spectateurs et j’essaierai d’en profiter. Je devrai surtout bien me qualifier, car il est difficile de dépasser à Magny-Cours. Si j’y parviens, nous pourrons tabler sur une course solide.


Bob Bell : « On reste concentrés, les choses vont finir par se mettre en place »

Bob, l’équipe a manqué de chance une fois encore au Canada. Quand verra-t-elle la chance lui sourire à nouveau ?
Je crois que nous devons créer notre propre chance, vous ne pouvez pas tout simplement vous reposer et espérer que les choses se passent. Si vous analysez les deux dernières courses de l’équipe, ce qui peut sembler n’être qu’un manque de chance s’avère forcément résulter d’une erreur. Et il faut donc regarder avec attention ce qui s’est effectivement passé ce week-end : ce que nous avons fait, ce que nous n’avons pas fait et surtout voir ce que nous aurions dû mieux faire. C’est toujours notre approche après une course. Nous sommes très critiques envers nous même pour nous assurer que nous ne connaîtrons pas deux fois le même incident. C’est ainsi que nous pouvons espérer tirer le maximum de notre potentiel.

Fernando et Nelson se sont tous deux montrés très agressifs en course. Comment analysez-vous leur niveau de performance au Canada ?
Fernando a réalisé un fantastique week-end, il était performant et à chaque fois aux avant-postes. Il était satisfait de la voiture même s’il n’avait pas pu rouler autant qu’il l’aurait peut être souhaité en essais. Il a fait un travail remarquable, surtout en qualifications. Il a finalement commis une erreur et a manqué l’occasion de marquer de gros points mais cela arrive quand vous attaquez à la limite.

La position de Nelson à l’issue des qualifications était sans doute un peu décevante et sa performance ne reflétait pas ce à quoi nous nous étions préparés après ses derniers essais. En course, il a su rebondir, il a attaqué très fort, s’est montré agressif. Malheureusement, il a été forcé à l’abandon sur un problème de freins.

Si l’équipe n’a pas marqué de point, la R28 semblait compétitive dans la configuration aérodynamique à faibles appuis, comme cela avait été le cas avec les appuis les plus élevés jusque là utilisés. Cela doit vous redonner confiance pour la suite de la saison ?
Je pense que c’est effectivement ce que nous voulons retenir de notre course au Canada. La voiture semble bien se comporter sur tout type de circuit ce qui nous confirme que nous avons désormais une bonne base pour aborder la suite du championnat. Nous savons que nous allons devoir travailler très dur pour maintenir notre niveau de performance mais nous avons opté pour une stratégie de développement particulièrement agressive et avons maintenant confiance quant aux qualités fondamentales de la voiture actuelle.

Comment pensez-vous que la voiture se comporte à Magny-Cours ?
C’est un circuit qui exige des appuis moyens à élevés, une voiture réactive dans les changements rapides de direction pour garantir une bonne vitesse de passage dans les chicanes rapides. Le pilote doit également être capable d’utiliser les vibreurs et doit donc se sentir à l’aise dans la voiture. Certains freinages peuvent se révéler assez exigeants pour le système de freinage. De manière générale, cela devrait être un bon test pour la voiture. Nous nous sommes déjà montrés performants ici par le passé et j’espère que cela sera encore le cas cette année.

Finalement, quelle est l’ambiance dans l’équipe avant son Grand Prix national ?
Je pense que nous sommes tous un peu frustrés c’est certain, car nous aurions aimé convertir notre niveau de performances en points au championnat. Mais en même temps, nous voyons que la voiture se montre plus rapide, nous savons que nous avons un très grand pilote en la personne de Fernando et nous tâchons donc de rester concentrés au maximum pour développer notre voiture. Le pire serait de se décourager et de commencer à se laisser aller. Nous souhaitons rester concentrés, nous savons ensuite que les choses finiront par se mettre en place naturellement.
 

Magny-Cours : Dossier technique

Course à domicile pour l’escadron Renault, le circuit de Magny-Cours compte une variété de défis intéressants pour les pilotes et les voitures : trois virages à haute vitesse au début du tour, une épingle très lente à Adelaïde et deux chicanes très rapides. Une fois encore, il faudra trouver le meilleur compromis pour garantir une performance optimale de la R28 en tous points de ce circuit que ING Renault F1 Team connaît bien !

Appuis aérodynamiques
Magny-Cours exige un niveau d’appuis plus important que le circuit de Montréal, qui réclamait un d’appui relativement faible. Magny-Cours requiert une configuration du type moyen à élevé pour garantir une bonne vitesse de passage dans les virages rapides comme le virage numéro 3 et les deux chicanes 6/7 et 11/12. On pourrait facilement être tenté de réduire le niveau d’appuis pour gagner en vitesse de pointe et ainsi permettre au pilote de doubler à l’épingle d’Adelaïde mais cette option ne s’avèrerait que peu efficace : la ligne droite est précédée par le virage 3, négocié en 5ème, et si réduire le niveau d’appuis permet de gagner en vitesse de pointe, cela se ferait au détriment de ce virage ce qui impacterait la vitesse et ne permettrait finalement pas au pilote de rester en contact avec le concurrent qui le précède. Une fois encore il s’agit de faire des compromis et un niveau d’appuis aérodynamiques plus important se révèlera plus efficace au chronomètre.

Suspensions
Peu de bosses viennent perturber le tracé de Magny-Cours, réputé pour être un des plus lisses du calendrier. Il est donc possible d’opter pour une garde au sol très réduite et pour des suspensions plutôt dures. On gagnera ainsi sur le plan aérodynamique mais aussi dans les changements de directions rapides, où la voiture sera alors plus réactive. Il faudra cependant encore trouver un compromis car le tracé français compte plusieurs virages très lents où un réglage plus souple permettrait d’avoir plus d’adhérence. Il faudra alors trouver le meilleur équilibre entre le comportement de la voiture dans les virages rapides et ceux plus lents.

Pneus
Les conditions de piste sont souvent changeantes à Magny-Cours car le circuit est très sensible au changement de température. Quelques degrés de plus ou de moins et les conditions d’adhérence sont toutes autres. Bridgestone a prévu les pneus médiums et tendres de sa gamme 2008 pour ce Grand Prix, et comme toujours, être capable de faire fonctionner les deux types de pneus disponibles en toutes circonstances sera la clé du succès.

Transmission
Les rapports de boîte sont généralement courts et rapprochés à Magny-Cours afin d’optimiser la vitesse en sortie de virages lents. L’équipe accordera une importance toute particulière aux performances entre 0 et 250 km/h car cela souligne un solide niveau de performance dans la partie sinueuse du circuit, qui détermine ensuite la vitesse de pointe dans la partie plus rapide. La transmission peut être soumise à rude épreuve au passage des vibreurs, que les pilotes sont amenés à franchir à plusieurs reprises, notamment en fin de tour. En qualifications, monter sur les vibreurs sera nécessaire pour améliorer son chrono, mais nous devrons demander aux pilotes d’être plus attentifs en course afin de garantir la fiabilité tant de la transmission que du moteur.

Moteur
Magny-Cours n’est pas ce que l’on considère être un circuit difficile pour le moteur. Le V8 ne passera pas en effet plus de 63% du tour à pleine charge, ce qui est à peine supérieur à la moyenne de la saison. Un moteur souple est toujours un atout sur ce circuit car il garantira une bonne vitesse en sortie de virages lents, tout en étant capable de délivrer de façon linéaire toute sa puissance, de manière à ne pas perturber l’équilibre châssis. C’est très utile lors du passage des chicanes ou du virage numéro 3.

Renault au Grand Prix de France

La première saison de Formule 1 de Renault ne comptait pas de Grand Prix de France, la RS01 prenait en effet son premier départ deux semaines après l’épreuve française, à Silverstone. En 1978 aussi, on aurait pu s’en passer puisque la voiture abandonnait après 22 tours seulement alors qu’elle s’élançait de la 11ème place sur la grille. C’est en 1979 que les choses ont donc vraiment commencé avec la première victoire de l’aventure Renault en F1 sur le circuit de Dijon-Prenois. Jean-Pierre Jabouille décrochait d’abord la pole position et montait sur la première marche du podium aux côtés de son coéquipier, René Arnoux, troisième. Mais cette victoire allait passer presque inaperçue puisque la lutte féroce entre René Arnoux et Gilles Villeneuve pour la seconde place monopolisait toute l’attention !

En 1980, René Arnoux en pole position ne termine que 5ème, derrière Alan Jones, mais il se rattrapera en décrochant la pole et la victoire les deux années suivantes. En 1982, il remportait d’ailleurs le premier doublé de l’histoire de Renault en s’imposant au Grand Prix devant son coéquipier, Alain Prost, second. Par la même occasion, il décrochait la 25ème pole de Renault et la 10ème victoire du Losange. 1983, Prost était décidé à se refaire et ne pas laisser de doute : meilleur temps en qualifications et victoire. L’ère Turbo connaissait également deux autres pole positions ; celle de Tambay en 1984 et Ayrton Senna en 1986, ainsi que deux podiums la même année en 1984 alors que Tambay terminait second devant Mansell et sa Lotus-Renault.

Lorsque le Losange fait son retour en tant que fournisseur moteur en 1989, la course se dispute toujours au Castellet et Ricardo Patrese allait d’ailleurs terminer troisième au volant de sa Williams-Renault. 1990 fut une année de transition mais lorsqu’en 1991, la course était désormais installée à Magny-Cours, Renault se préparait alors à renouer avec le succès lors de son Grand Prix national. En 1991, Patrese poleman voyait Mansell monter sur la plus haute marche du podium ; 1992, Renault a verrouillé la première ligne, Mansell et Patrese terminent 1-2 ; 1993, Hill et Prost en première ligne terminent la course dans l’ordre inverse mais aux deux premières places ; 1994, Mansell, deuxième sur la grille, abandonne sur une casse de la boîte de vitesses mais Damon Hill parti en pole position termine à la seconde position. Entre 1995 et 1996, Renault semble intouchable : 1-2-3 en 1995 pour Schumacher/Hill/Coulthard, suivi d’un résultat historique en 1996 avec 1-2-3-4 avec les Williams de Hill et Villeneuve devant les Benetton de Alesi et Berger. Et en 1997 ? Deuxième, quatrième et cinquième en course alors que Michael Schumacher s’impose avec sa Ferrari, la troisième des huit victoires du pilote Allemand à Magny-Cours.

Les débuts de Renault F1 Team en 2002 sont mitigés : Jenson Button décrochait une belle sixième place alors que Jarno Trulli devait abandonner sur casse moteur. En 2003 encore, Jarno Trulli et Fernando Alonso allaient abandonner sur casse moteur mais la tendance allait s’inverser en 2004 lorsque le jeune Espagnol décrochait la pole position et passait la ligne en seconde position, battu de peu par Michael Schumacher et sa stratégie à quatre arrêts ! L’Espagnol se rattrape l’année suivante et décroche la pole position et la victoire avant de terminer deuxième l’année suivante après une lutte acharnée avec Massa.
Fernando Alonso et Nelson Piquet savent à quel point ce rendez-vous est important pour Renault et auront à cœur cette saison d’essayer de briller pour porter haut les couleurs du constructeur Français.


Magny-Cours : Du côte du Taureau Rouge…

Fabrice Lom, en charge de la motorisation Renault pour Red Bull Racing, revient sur le Grand Prix du Canada… à l’issue duquel le V8 de Viry-Châtillon a décroché son premier podium de la saison.

Fabrice, pouvez-vous revenir pour nous sur le Grand du Canada et ce que vous avez ressenti ?
C’est vrai, tout le monde est très heureux de ce résultat qui, je crois, ne doit rien à la chance. David n’avait pas réussi à entrer dans la Top10 en qualifications ce qui nous a permis d’adapter notre stratégie. Nous nous étions préparés à l’entrée en piste de la voiture de sécurité car c’est très fréquent à Montréal et nous avions donc rempli notre réservoir pour qu’il n’ait à ravitailler qu’une seule fois. Ce qui a rendu cette option possible, c’est que nous n’avions aucun problème de freins contrairement aux autres concurrents. Quand la voiture de sécurité a été déployée aux alentours du tour 20, les leaders se sont arrêtés et David, lui, a pu continuer. Ensuite, il n’a pas commis la moindre erreur et il a pu finir 3ème. Une journée quasi parfaite…

Quelles sont vos ambitions pour Magny-Cours ce week-end ?
Elles sont forcément à la hausse. Etant aujourd’hui la quatrième force du plateau, notre objectif légitime doit être de terminer aux 7ème et 8ème positions. Ensuite, nous aimerions pouvoir saisir la moindre opportunité pour terminer encore un peu plus haut : ainsi, Lewis Hamilton étant pénalisé de 10 places sur la grille du GP de France, c’est la possibilité de viser une sixième position finale…

Magny-Cours, est-ce toujours un peu spécial ?
Bien sûr. Il faut aborder ce rendez-vous comme tous les autres, mais il y a toujours un petit quelque chose de particulier pour un motoriste français. Beaucoup de monde vient nous rendre visite dans le garage, nous jouons devant nos collègues qui sont en tribunes… Il y a beaucoup de sollicitations, ce qui peut rendre le week-end plus difficile, mais notre volonté de bien faire est alors décuplée.

Source : Renault F1

 



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