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2001-2002, le retour

2001-2002, le retour

Après 3 ans d'absence en Formule 1, Renault décide de réinvestir dans la discipline reine du sport automobile, la Formule 1. Mais cette fois, la stratégie change. Renault veut désormais disposer de sa propre écurie à son nom.

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Cette annonce est tout sauf une surprise. Suite à son retrait en 1997 après le sacre de l'écurie Williams-Renault et de son pilote J.Villeneuve, Renault avait déjà annoncé qu'il reviendrait, lorsqu'il serait en mesure de refaire le coup du moteur Turbo des années 70.

A Viry-Chatillon, siège de Renault Sport, les ingénieurs annoncent avoir trouvé une idée de moteur révolutionnaire. A l'opposé de la mode de l'époque qui est de concevoir des moteurs très compacts (V10 avec angle compris entre 72 et 90°), Renault veut au contraire proposer un moteur avec un centre de gravité très bas, et donc un V « très ouvert » afin d'optimiser le châssis.

Benetton Renault


En prime, Renault l'opportunité de racheter le team Benetton qu'il connait bien pour avoir collaboré avec lui de 1995 à 1997 se présente. L'occasion est trop belle !

Le vrai retour de Renault est programmé pour 2002, tandis que 2001 sera l'année de transition sous le nom de Benetton-Renault, une sorte d'année de recherche qui s'annonce très compliquée pour les pilotes...

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que même si c'était annoncé, les débuts furents délicats. Pour le premier grand prix de la saison à Melbourne, les Benetton sont reléguées en avant dernière ligne, juste devant les Minardi, mais derrière les Bar, Jordan, Jaguar, Prost et Arrows. Et que dire des écarts entre les premières places et celles des Renault... Idem pour la course, où la Benetton peine presque à supporter le rythme des très modestes Minardi, propulsées par un antique moteur Ford dépassé de 3 ans au moins.

Cette situation risible plonge le monde de la F1 dans un petit ricanement silencieux et un....."Ca ne marchera jamais...".Et ce n'est pas un point acquis quelques courses suivantes par un remarquable Fisichella qui allait faire changer d'avis. Le châssis n'est pas très bon, le moteur révolutionnaire, n'est ni puissant, ni fiable... Pourtant, les progrès sont rapides et remarquables. Dès la mi-saison, les ricannements commencent à changer de camp, comme à l'époque du Turbo. Puis, la délivrance: G.Fisichella, toujours lui, monte sur le podium en Belgique après une très remarquable course, mélangeant attaque, sagesse et audace. Ce podium acquis à la régulière, en tenant à distance les Mc Laren signent là une vraie satisfaction.

Lors des dernières courses, les Benetton se qualifient même juste derrière les deux tops teams de l'époque que sont Ferrari et Mc Laren, c'est à die en 3ème ligne. Cette progression qui fait passer de l'avant dernière ligne (9ème) à la troisième n'est pas le fait du hasard. Renault possède un superbe pouvoir de réaction et de possibilité d'évolutions d'un moteur qui commence à peine sa vie.

2002, le vrai retour !
A l'issue de cette année de mise au point, la nouvelle équipe se nome Renault F1 Team. Le jaune est donc de mise pour cette nouvelle auto, la R202, qui parait très basse au premier regard.

Certes, le noir des années Turbo n'est plus là, au profit du bleu ciel du sponsors principal MILD SEVEN.

Désormais, avec la triste disparition de l'écurie Prost, toute la France n'aura d'yeux que pour Renault. Et Renault a le budget, pour vivre, survivre, gagner et écraser la concurrence, contrairement à Prost qui n'avait pas le soutien d'un grand motoriste.
Fisichella parti, un autre italien prend place dans la voiture en la personne de Jarno Trulli dont le talent n'est plus à présenter. Jenson Button continue l'aventure, tandis que Fernando Alonso, qui vient de réaliser une saison pleine chez Minardi, est nommé en pilote d'essais.

Dès l'intersaison, la Renault se montre performante. Mais officiellement, Renault vise la quatrième place du championnat.
Frédéric DELARUE, chroniqueur chez F1-Live évoque la nouvelle aventure Renault d’une manière très sure : « la vérité doit être livré, touts crue : Renault a du talent, un talent énorme. Une qualité séculaire que d’autres envient à juste raison. Sur la route ou sur les circuits, Renault a toujours eu et entretenu une petit coté visionnaire et futuriste qui a toujours payé. Hier un moteur turbo compressé puis la révolution du V10 et aujourd’hui un bloc à l’angle très ouvert et bourré de technologies dont le succès, s’il y en a, ne devra rien au hasard ou à la fatalité. Ajoutez à cela une grande capacité de travail, les compétences de tout le staff Renault, un budget confortable et une professionnalisme extrême, et vous obtenez la recette d’une équipe qui se donne tous les moyens de gagner".

Lors du premier grand prix, après de bonnes qualifications, Trulli réussi un superbe départ et parvient à se placer en seconde position. Stuppeur !
Mais, il glissera quelques tours plus tards sur une flaque d'huile, provenant d'une casse moteur d'un concurrent... Certes, il n'aurait très surement pas pu tenir cette place jusqu'à l'arrivée, mais cela permet au moins de montrer aux adversaires que Renault n'est pas là pour faire de la figuration, et que la quatrième place espérée en fin de saison n'est pas un voeux pieux.


 


Toute la saison durant, Jarno Trulli, mais surtout le britannique Jenson Button, permettent à Renault de marquer de nombreux points, en se plaçant très régulièrement aux quatrième, cinquième et sixièmes places. Petit regret cependant, jamais pendant toute la saison, le Team Renault ne signera "d'exploit" comme Fisichella l'avait fait avec l'ancienne Benetton. Au final, le Team Renault F1 rempli ses objectifs en décrochant une très belle 4ème place au championnat du monde, derrière Ferrari, Williams et McLaren, mais devant Sauber, Jordan, BAR-Honda, Jaguar...

Caractéristiques de la voiture 2002:

Châssis: monocoque en fibre de carbone et en nid d'abeille aluminium.
Suspensions: triangles superposés à l'avant et à l'arrière.
Boîte de vitesses: automatique à six rapports.
Freins: disques et plaquettes Hitco en carbone, étriers AP Racing, gestion électronique du moteur par Magneti Marelli.

Tous les systèmes de contrôle de la boîte de vitesses (y compris l'antipatinage) développés par Renault F1.

Dimensions et poids:
Voie avant: 1 450mm
Voie arrière: 1 400mm
Empattement: 3 100mm
Longueur hors tout: 4 600mm
Hauteur hors tout: 950mm
Largeur hors tout: 1 800mm
Poids total: 600kg (avec pilote, caméra TV et lest)





 

 

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