Rien que ça !
Renault décide donc enfin de se lancer dans la mode de l'électrique qui, même si ce type de motorisation n'est pas polluante immédiatement à l'usage, il ne faut pas oublier cependant la pollution provoquée d'une part, par la fabrication des batteries, mais aussi pour leur recyclage lorsque celles-ci se trouvent en fin de vie, ainsi, que la consommation électrique, produite principalement par le nucléaire en France, et... par le charbon, énorme producteur de C02, représentant près de 40% de la production électrique mondiale...
Une fois mis de côté le problème pollution qui n'est donc pas réellement « réglé », l'avantage est tout de même d'acquérir une certaine autonomie face au pétrole, voir, en fonction du coût à l'achat de diminuer les coûts pour les usagers.
Jusqu'à présent, les plus gros soucis qui subsistaient de ce type de motorisation restaient les batteries. Renault-Nissan qui a créé avec NEC une joint-venture nommée Automotive Electric Supply Corp (AESC) destinée au développement de la technologie lithium-ion, annonce ainsi que des progrès significatifs ont été accomplis en matière de densité énergétique, de sécurité, de durabilité et de diminution de coût. Ces conditions permettraient ainsi d’offrir au client un véhicule électrique enfin attractif en agrément de conduite et à l’autonomie « suffisante ».
Fort d'une technologie maîtrisée, Renault prévoit le développement d'une gamme complète de groupes motopropulseurs 100% électriques qui couvrira une tranche de puissance allant de 70ch à 140ch, permettant ainsi de proposer ce type de motorisations sur les citadines, mais aussi sur les berlines familiales ainsi que la gamme utilitaire.
Les premiers groupes 100% électriques devraient être destinés en premier lieu à une berline tricorps, la fameuse
Fluence, et à un véhicule utilitaire « type » Kangoo, et ce, dès 2011.
Le ZE Concept, basé sur une Kangoo, dévoilé au mondial de l'auto en septembre
Enfin, Renault annonce qu'il a pris en compte les nouveaux modes de consommation de l'automobile (forfait mensuel, paiement de service à la demande, etc.). Pourquoi donc ne pas imaginer de petits véhicules, « type » Smart en libre service dans les grandes métropoles, dans un futur plus lointain ?