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Essai Laguna Estate dci 175ch Initiale

Essai Laguna Estate dci 175ch Initiale

Le Quotidien Auto a essayé la version Initiale de la Laguna Estate 2 dci de 175ch et nous donne ses impressions sur les 1200km d'essais réalisés.


Titulaire du prix de la plus belle voiture de l'année 2008, la Renault Laguna Estate arbore un physique plus apprécié que celui de la berline. Au cours des 1.200 km de notre essai, nous avons pu constater que ce n'était pas son seul atout…

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la nouvelle Laguna n'a pas reçu un accueil à la mesure de ses ambitions. Son physique contesté, l'arrivée tonitruante de la Citroën C5 et surtout le ralentissement du marché des berlines moyennes ont perturbé le plan de lancement prévu par Renault.

Il en résulte un démarrage commercial mitigé : l'usine de Sandouville, dont le destin dépend de la berline, baisse la cadence : en avril elle n'en produit que 600 par jour au lieu de 900 prévues à l'origine.


Cependant, la partie n'est pas encore jouée pour la routière au Losange : la version GT ainsi que le coupé à venir lui donneront un surcroît d'image bienvenu et la version Estate observe un très bon démarrage (déjà 45 % du mix des ventes Laguna).

Laguna Estate Initiale 2 dci 175ch

Déménageurs s'abstenir


Et il faut reconnaître qu'il a très bien commencé sa carrière, puisqu'il vient de remporter le titre de plus belle voiture de l'année. Sans commenter cette récompense, force est de constater que la version break a de quoi réconcilier la Laguna avec ses détracteurs. Il perd notamment les feux en hauteur si contestés sur la berline et s'offre une chute de reins langoureuse bien dans la tendance du moment.


Sur la Laguna comme pour d'autres, ce joli dessin se paie en volume utile. Avec 508 dm3 banquette en place, il ne fait certes pas partie de la race des déménageurs, d'autant que l'espace disponible au dessus de la tablette est des plus réduits.

Il soigne cependant les aspects pratiques : outre la lunette arrière ouvrante disponible en option il offre une surface de chargement plane aux formes parfaitement rectangulaires.

La banquette se rabat grâce à un seul bouton ou par des petites tirettes dans le coffre. Néanmoins, même ainsi, le volume reste en deçà de la concurrence : 1.596 dm3, ce n'est pas beaucoup mieux que les 1.500 litres de la Mercedes Classe C break, pourtant plus court de 21 cm.

Cependant, la version Estate permet une amélioration sensible de l'habitabilité arrière par rapport à la berline : la garde au toit devient tout à fait acceptable pour les plus de 1 m 85, même sur notre modèle équipé du double toit ouvrant. Nous avons nous-même eu l'occasion de voyager près de 300 km assis sur la banquette arrière dans un confort tout à fait remarquable.


 

Coffre de la version d'essai

 

Tenue de route d'exception


Ce tableau réjouissant ne s'arrête pas là : car si l'Estate s'offre des qualités en plus ce n'est pas pour abandonner celles de la berline. Car malgré ses 10 cm supplémentaires (la Laguna Estate mesure 4,80 m) le surcroît de poids se limite à 20 kg.


Autant dire que l'impact sur le comportement routier est négligeable. Tout comme la berline, la Laguna Estate bénéficie d'une tenue de route remarquable. Lors de nos 1.200 km d'essai, nous avons d'ailleurs pu mettre la mettre à l'épreuve dans toutes les conditions météo connues dans un pays à climat dit "tempéré"...


Elle garde un très haut niveau d'adhérence et de motricité en toutes circonstances, même sous la pluie battante ou par fort vent latéral. Sur les lacets de route de montagne, le train avant reste imperturbable : le phénomène de sous virage inhérent à une traction n'intervient que très tardivement.


Consistante et directe, la direction apparaît remarquablement calibrée pour les départementales sinueuses : cet imposant véhicule y fait preuve d'une agilité étonnante.

Malgré les 380 Nm de couple les remontées parasites dans le volant sont négligeables et la motricité n'est que très rarement mise en défaut. On regrette cependant sur autoroute un léger manque de centrage qui impose régulièrement des petites corrections sur les grandes courbes. Pour le reste, c'est un sans faute.


Confort ferme

Ces belles qualités routières sont obtenues grâce à une suspension relativement ferme : les amateurs de mœlleux seront mieux avisés de se rabattre sur une Citroën C5.

Le confort de suspension reste cependant de haut niveau et les longues étapes sont assurées sans fatigue pour le conducteur comme pour les passagers. Rappelons également que les jantes alliage de plus fort diamètre (17 pouces sur notre modèle) ont un impact négatif sur le confort.

L'insonorisation apparaît un peu moins poussée qu'à bord de la Citroën. Les bruits de roulement et de moteur se font un peu plus entendre même si on reste dans la très bonne moyenne du segment. Contrairement à la Citroën, l'ambiance sonore est d'ailleurs plus homogène : aucun bruit ne vient prendre le dessus sur les autres.

 Pour poursuivre le thème de la comparaison avec la C5, la finition de la Laguna apparaît plus soignée que celle de la Citroën, même si celle-ci flatte plus le regard à l'intérieur. On reste un peu déçu sur la finition Initiale de retrouver des cuirs pas forcément des plus qualitatifs. Dans le même esprit, le soufflet de levier de vitesse fait partie de ces "petits détails qui tuent" : son matériau "imitation cuir" est indigne de ce niveau de gamme.


Notre modèle d'essai était équipé du Diesel le plus puissant actuellement disponible sur la Laguna : il s'agit du dCi 2.0 dans sa version 175 ch. Malgré son rendement élevé pour un Diesel, ce moteur fait preuve d'une douceur de fonctionnement remarquable.

Si les accélérations n'ont rien de brutales, les capacités de reprise impressionnent, même en sixième. Cependant, le gain d'agrément par rapport à la version 150 ch ne saute pas aux yeux : seul le chrono fera véritablement la différence.


Au final, la Laguna Estate apparaît comme la "silhouette" de choix dans la gamme Laguna. Plus habitable et séduisante, elle ne demande à son propriétaire aucun sacrifice en contrepartie, sinon celui du surcoût financier qui s'élève à 1.200 €.


En revanche, la motorisation 175 ch a bien peu d'arguments à faire valoir face à son homologue à 150 ch. Non seulement elle coûte 1.500 € de plus mais elle est soumise au malus écologique de 750 € : ça fait beaucoup pour 25 ch de plus !

Source Le Quotidien Auto



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