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Par Loic FERRIERE le 18/06/2008
Dernière mise à jour le 23/01/2016
 
NOx Trap

NOx Trap

Afin de réduire le taux d'émissions polluantes de NOx des différentes motorisations de sa gamme, Renault oeuvre depuis quelques temps sur un nouveau système permettant de les réduire...


Avec la formidable invention de nos dirigeants politiques nouvellement écologiques, on croyait que le Diesel, -qui rejette moins de CO2 qu'un moteur essence- ne polluait plus...
Et bien, même si on pouvait le croire, la réalité est toute autre, voir même inverse !

En réalité, un moteur Diesel rejette en effet moins de CO2 (gaz à effet de serre) qu'un moteur essence, mais par contre, son taux de rejet de NOX (responsable notamment de la conservation du CO2...) est bien supérieur ! Pire, les deux sont liés, puisque ces deux gaz issus de la combustion vont de paire. Moins le moteur rejette de CO2, plus il rejette de NOx, et inversement... Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme comme disait Lavoisier ou encore -dans d'autres termes- le philosophe grec présocratique Anaxagore

Renault développe depuis quelques temps divers systèmes pour permettre de réduire ce phénomène.
Même si dans un premier temps, il est possible d'optimiser tout simplement la combustion du moteur, cela ne suffit pas.

C'est pourquoi, un peu comme un catalyseur, il faut oeuvrer en post-traitement.
Et c'est là, que le Nox Trap (qui représente 36 brevets déposés) intervient.

Pour vulgariser, le but de ce système, comme son nom l'indique, est de « piéger » les oxydes d'azote, afin de les traiter, et les rejeter en temps que gaz « neutres ».

Techniquement, le fonctionnement du NOx Trap est une alternance de phases de chargement d’environ 10 min pour 10 km de roulage, et de phases de purge du piège, totalement transparente pour le client, d'une durée de 5 secondes.

Lors de la phase de chargement, le NOx Trap stocke les oxydes d’azote contenus dans les gaz d’échappement en les piégeant chimiquement, grâce à une imprégnation spécifique dans le pot catalytique (platine, baryum, rhodium). Le platine sur le catalyseur transforme le monoxyde d’azote en dioxyde d’azote (NO2). L’oxyde de barium fixe les molécules de NO2 pour en faire une chaîne Ba(NO3) 2 qui va se fixer dans le piège.

Lors de la phase de purge, les éléments stockés dans le NOx Trap sont éliminés par une réaction chimique en milieu réducteur (le moteur fonctionne en richesse 1 c'est-à-dire avec un mélange où la quantité d’air est juste nécessaire pour la combustion complète du gazole). Les oxydes d’azote sont ainsi transformés en gaz neutre (principalement de l’azote). Le NOx Trap est ainsi nettoyé et prêt à poursuivre son rôle de piège à oxyde d’azote.

Pour maîtriser ce fonctionnement, des capteurs supplémentaires sont introduits à l’admission du moteur et sur l’échappement (sondes à oxygène, capteur de température).

Des informations envoyées via le réseau CAN au calculateur assurent la gestion du NOxTrap (quand purger ?) et la réalisation des nouveaux modes de combustion (comment purger ?).
Tout nouveau, tout neuf, le Nox Trap sera proposé dès septembre
prochain, en France et en Allemagne, sur des flottes privées de Renault Espace équipés du 2.0 dCi.



 

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