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La succes-story Espace

La succes-story Espace

Cette année, le Renault Espace fête ces 30 ans, c'est donc la parfaite occasion de redécouvrir ce qui a fait la force de ce véhicule et construit l’image de Renault dans le domaine du monospace.


Avant de commencer, précisons que selon notre âge –moins de quarante ans- on peut trouver naturel le concept du monospace. En fait, il n'en n'est rien comme le prouve les prémices de cette architecture.

Replongeons nous ainsi dans l'histoire de l'automobile pour constater qu'auparavant, les véhicules étaient principalement organisés de la manière suivante : un moteur à l'avant (et pourvu que le capot soit grand), un poste de conduite (pas couvert aux débuts), un espace passager et un coffre accessible de l'extérieur.

Dans les années 50, Pierre Dreyfus alors président de la Régie Renault, remarque que la généralisation de la voiture dans les foyers pouvait entrainer un nouveau mode de consommation pour les familles. C’est ainsi que Renault lance le projet d’un nouveau véhicule permettant la naissance d’un premier prototype le P900 en 1959. L'idée était de proposer un espace de vie dans le véhicule, avec 2 banquettes de 3 places permettant ainsi ce faire voyager 6 personnes. Le véhicule était constitué d'un espace de vie, d'une malle accessible de l'intérieur, et d'un capot permettant d'y loger 2 moteurs de Dauphine.

Renault P900

Véhicule à l'allure surprenante et peu gracieux avec notre regard actuel, on a du mal à discerner l'avant de l'arrière. Il restera à l’état de simple concept-car, n’ayant jamais été produit en série. Pourtant, cette approche de Renault ne sera pas vaine.

En 1961 la Renault 4 apporte un concept bicorps, avec moteur à l'avant, et habitacle/coffre. En 1975, la Renault 16 est un mélange des genres, une berline haut de gamme sans coffre, ressemblant à un Coupé mais disposant de sièges déplaçables tels les futurs monospaces.
Loin de chez nous, aux Etats Unis, le concept de van est déjà très présent, mais peu adapté aux habitudes européennes : trop grand, trop lourd, il consomme trop.

Au début des années 80, Matra initialement orienté vers la fabrication de véhicules de course, propose à Peugeot un véhicule novateur. Après avoir compris que la marque au lion avait d’autres priorités, en 1981, la marque décide de se tourner vers Renault.

En passant chez la Régie qui accepte le véhicule, Matra va devoir faire des concessions, tout comme Renault d’ailleurs. Le projet initial de Matra ne prévoyait pas de plancher plat, ni de sièges indépendants, et disposait d’un faible moteur.

Matra P17
Le concept P17 de Matra

Renault de son côté voit là un futur haut de gamme et impose ainsi d’en faire un véhicule modulaire bien motorisé. Le plancher plat est ainsi imposé afin de pouvoir le transformer en utilitaire dans le cas où le véhicule ne prendrait pas auprès de la clientèle, tout comme les sièges amovibles que l’on peut positionner différemment dans l’habitacle ou transformer en table afin d’en faire un vrai lieu de vie.
Pour mouvoir le tout, Renault reprend le moteur de la R18 développant la puissance honorable –à l’époque- de 100ch permettant au modèle de filer à plus de 180 km/h.

Le savoir-faire en matière de carrosserie de Matra est bien sur conservé. Celui qui deviendra l’Espace dispose ainsi d’une carrosserie en composite offrant les avantages d’être légère, mais aussi de réduire les coûts de production pour de petites séries.

Des débuts difficiles
Si le succès de l’Espace ne peut se démentir au fil des décennies, les débuts sont pourtant très difficiles avec seulement 9 commandes le premier mois de commercialisation en juin 1984, alors que Renault et Matra avaient tablés sur un volume de 54 000 véhicules vendus en 5 ans.
La première année est ainsi difficile avec seulement 5 923 exemplaires produits, dont 2 703 réellement vendus. En 1985, ce sont 14 083 unités qui sont immatriculés, puis plus de 19 000 l’année suivante, et plus de 23 000 en 1987. En seulement 3 ans, l’objectif est rempli: quel succès !

Espace 1
La première génération d'Espace avec son nez de TGV

Contrairement aux véhicules classiques, l’Espace était choisi par les enfants, payé par le papa et conduit par la maman. Une véritable révolution qui valide le slogan "les véhicules à vivre" de Renault.
Devant un tel succès, Renault proposera de nombreuses versions : allongé, nouveaux moteurs Diesel, version 4X4 Quadra, moteur bi-turbo, etc…

En essayant ce modèle d’un autre âge (2.0 l essence BVM) on comprend l'engouement des clients sur ce genre de véhicule car la vie à bord est vraiment un vrai plus. A conduire, contrairement aux idées reçues, on n’a pas l'impression de conduire un camion tandis que la prise de roulis reste plutôt limitée. Enfin, la motorisation haut de gamme, bien que d'une autre époque, permet largement de déplacer le poids limité (900 kg) du véhicule.

Malgré tout, l’évolution de l’automobile en 30 ans nous rappelle l’âge de la mamie, avec une absence quasi-totale d’assistance. La direction est ainsi directe, et freiner demande tout de même d’appuyer très fortement sur la pédale. Pourtant, du fait de son poids plume et la taille de ses pneus, le tout se conduit très facilement et se révèle très maniable. Plus d'infos sur l'Espace 1 ici.

Restylé en 1988, la première génération laisse sa place à l’Espace 2 en 1991. Tout comme l'Espace 1, le moteur reste longitudinal, et la carrosserie, qui se modernise grandement reste en « plastique ».

Autant l'espace 1, avec ses phares de Trafic, était inspiré du TGV, ce que Renault rappelait sur les publicités de l’époque, autant l'Espace 2 rappelle la Clio. Les rétroviseurs sont mieux intégrés, le véhicule prend de la longueur, et l’habitacle gagne en luminosité.

Espace 2
L'Espace de seconde génération

Pour les 10 ans de l'Espace en 1994, Renault dévoile un Espace F1 motorisé par un bloc V10 champion du monde en titre de F1 (Williams-Renault) qui peut rouler à plus de 300km/h … s’il est confié aux mains expertes d’Alain Prost. Véritable véhicule image, il s’agit d’une véritable bombe.

Après plus de 315 000 unités immatriculées, l’Espace 2 laisse sa place en 1996 à l'Espace 3. Le moteur change de sens et devient transversal permettant de gagner en espace intérieur. Le tableau de bord passe en mode « planche de bord » aérienne avec l’instrumentation en son centre, les commandes de climatisation décalée sur les côtés, et l’autoradio totalement caché.

La planche de bord devient ainsi très spécifique et d’une harmonie comme rarement on a pu en voir dans le domaine de l’automobile. La modularité est en hausse grâce à un système de fixation des sièges sur des rails. Extérieurement, l’esprit de la Laguna 1 est repris. 

Devant le succès grandissant de l'espace, MATRA n'est plus capable de produire suffisamment en étant limité à 300 exemplaires par jours. Renault décide ainsi de reprendre la fabrication de l'Espace 4 commercialisé en 2002, qui passe ainsi à une carrosserie métallique. La suite, on la connaît, en attendant l’Espace 5 qui sera dévoilée au Mondial de l’Auto à Paris.

Véhicules essayés :
* Espace 1 en version 2.0 essence BVM
* Espace 2 en version 2.0 essence BVM
* Espace 2 en version 2.0 diesel BVA
 



 

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