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Scénic 4 TCe 130 - dCi 130

Scénic 4 TCe 130 - dCi 130

Il n’est jamais aisé de se remettre en question lorsque l’on est leader de son segment depuis près de vingt ans. C’est pourtant ce que semble avoir fait Renault en nous présentant ici sa quatrième version du Scénic.


Cinq millions d’exemplaires ont été vendus depuis le lancement de la première génération. Si le Scénic a su rester en tête de sa catégorie malgré une concurrence toujours plus acérée, les SUV ont le vent en poupe et attaquent les monospaces de front. Renault se devait donc de repenser totalement son monospace compact afin de se donner les moyens de rester leader sur ce marché en pleine mutation. Y est-il arrivé ? C’est ce que nous allons voir dans les ligne qui suivent.

Un style qui ne laisse personne indifférent

Pendant des années, être le propriétaire d’un monospace était un choix de raison. Il était souvent guidé par des impératifs familiaux, de modularité, la nécessité d’avoir un important volume de chargement, et le tout dans un gabarit le plus contenu possible. Cependant, choisir un tel véhicule était rarement une affaire de goût, voire de passion. Or aujourd’hui les constructeurs ont bien compris que le style de leurs véhicules était une composante fondamentale du succès.

Les précédentes générations de Scénic avaient su évoluer au fil des années pour arriver à un résultat plus que correct. Le dernier restylage avait même permis au monoplace compact de Renault d’arborer fièrement le nouveau visage de la marque en lui donnant charme et dynamisme. Mais avec cette nouvelle version, un cap supplémentaire a été franchi. Les designers sont clairement partis d’une page blanche. Non seulement ce nouveau Scénic n’est pas massif, mais il devient carrément désirable, sexy même ! Le style est fluide, racé, dynamique, et ses 4,40m en version courte (+4cm par rapport à la précédente génération) ou 4,63m en version longue passent inaperçus. Il donne envie de prendre immédiatement la route pour enchainer les virages, et les roues de 20’ ne font que stimuler cette sensation. Le décroché au niveau des vitres arrière est très original et donne vraiment du caractère à la belle tant dans sa version courte que longue. Ne cherchez pas le lien de parenté avec les précédentes générations, il n’y en a pas et c’est tant mieux. Seul le dessin des feux arrière de la version longue peuvent éventuellement rappeler ceux de la version… courte du Scénic III.

Les détails ont vraiment fait preuve d’un grand soin comme en témoignent les optiques de phares, les feux arrière, les inserts chromés, mais aussi la peinture bi-ton, et la possibilité de personnaliser les superbes roues de 20’ simplement en changeant des capots amovibles. Un point particulièrement bien vu.

Scenic 4 long
Le Scénic en version longue

Ce nouveau Scénic a clairement le mérite de porter haut et fort le nouveau style de la marque, et ne laisse pas indifférent. Par ailleurs, les deux carrosseries se démarquent nettement l’une de l’autre, et nous avons vraiment la sensation d’avoir deux véhicules très différents.
 

A l’intérieur, sérieux et modularité sans réelle fausse note

Dès les premières secondes, les différences avec la génération précédente sautent aux yeux. Les éléments caractéristiques de l’affiliation aux monospaces ont été abandonnés au profit de solutions plus classiques.

Premier changement : l’instrumentation centrale laisse désormais la place à une planche de bord plus traditionnelle. Après la Twingo et l’Espace, c’est au tour du Scénic de voir enfin ses compteurs revenir derrière le volant, et sur le pare-brise grâce à l’affichage tête haute en option. Il s’agit là d’un vrai changement de philosophie où le plaisir de conduite revient clairement au centre des débats, et où le conducteur retrouve une place centrale aux commandes.

L’autre changement de taille inaugurée ici est l’abandon des fauteuils indépendants et amovibles au profit du retour d’une banquette arrière traditionnelle. Ceci dit, le dessin de celle-ci laisse vraiment planer le doute sur sa vrai nature tant les places sont bien dessinées et relativement enveloppantes. Si elle conserve l’aspect coulissant, elle perd tout de même au passage les dossiers inclinables. Pour être l’heureux propriétaire d’un Scénic de troisième génération, je peux vous confirmer que ce n’est pas une grande perte en soi.

De manière générale l’ergonomie est de très bon niveau et il est très facile de trouver sa place dans les magnifiques sièges issus de l’Espace V et Talisman. Les commandes tombent naturellement sous la main et aucune fausse note ne vient réellement ternir le tableau, hormis comme on le verra plus bas, certaines commandes du R-Link. La visibilité avant est améliorée avec l’introduction d’un montant de pare-brise dédoublé. La visibilité arrière est quant à elle en léger recul mais l’apparition de la caméra de recul permet de corriger ce défaut sur les versions haut de gamme. L’intérieur se montre très lumineux grâce notamment au toit vitré panoramique d’un seul tenant qui équipait nos versions d’essai.

La finition est de qualité, rehaussée par le sur-picage de la planche de bord. Au milieu de la console centrale trône fièrement la désormais connue tablette tactile R-Link II de 8,7’ dont les boutons de commande sont malheureusement toujours situés à l’opposé du conducteur. Dommage car ceux-ci peuvent se trouver assez éloignés selon votre position de conduite. Les matériaux sont de bonne facture dans l’ensemble, et il faut vraiment se pencher pour trouver les plastiques durs en bas de l’habitacle. A l’arrière par contre, on peut reprocher l’utilisation de plastiques dur sur les contre-portes. Comparé au Citroën Picasso, cela fait quelque peu tâche.

Mais ce nouveau Scénic n’est pas seulement beau et agréable, il reste aussi un digne héritier des précédentes générations et propose quelques nouveautés en matière d’habitabilité et de modularité. Apparue sur la troisième génération, la volumineuse console centrale de 13 litres devient réfrigérée.

Par ailleurs, elle intègre désormais un tiroir à destination des passagers arrière leur offrant un nouvel espace de rangement très pratique. La boite à gant reprend quant à elle le système de tiroir inauguré sur Captur, avec la commande électrique lancée sur l’Espace V. Là encore l’intérêt est réel car il permet au conducteur d’accéder très facilement à ce grand volume de rangement réfrigéré de 11 litres en restant au volant. Attention toutefois si vous avez un passager : il peut y avoir quelques douloureux conflit avec les genoux de celui-ci au moment de l’ouverture.

Le volume de chargement du coffre progresse lui aussi lorsque les sièges sont déployés en passant de 480 à 506 litres dans la version courte. Dans sa version longue, il varie de 718 à 1901 litres en version 5 places, et de 533 à 1737 litres en version 7 places. Le seuil de chargement est un peu plus haut que dans la version précédente, mais reste à un niveau tout à fait acceptable. Par contre la capacité de chargement totale baisse par rapport à la précédente génération du fait de la présence d’une banquette rabattable en lieu et place des fauteuils amovibles et perd pas loin de 300 litres selon les versions. L’opération s’en retrouve néanmoins largement facilitée grâce à l’adoption d’une commande électrique permettant de basculer tous les sièges et la banquette depuis une commande dans le coffre ou la tablette R-Link 2. Même les sièges de la seconde rangée dans la version longue peuvent être rabattus. Cette option est très ludique, et permet d’obtenir un plancher parfaitement plat en un éclair.

Les rangements sont finalement tout aussi nombreux et plus volumineux que sur la génération précédente, et l’habitabilité progresse. L’intérieur de cette nouvelle mouture est une vraie réussite, car il allie les côtés fonctionnels de sa catégorie à l’aspect design et plaisir de conduite généralement réservé aux berlines des segments supérieurs. Un très bon point donc.

Equipement

Comme toutes les dernières réalisations de la marque au losange, ce nouveau Scénic fait la part belle aux équipements dernier cri, tant au niveau des aides à la conduite que du côté du confort. En effet nous retrouvons ici des équipements issus des segments supérieurs. Le freinage actif d’urgence avec détection de piéton est de série ici, une première dans la catégorie. Nous retrouvons aussi le détecteur de fatigue, et l’assistance au maintien de voie. Cette dernière étant intrusive, il faut l’activer après chaque démarrage pour qu’elle ait une action sur le volant. Dans le cas contraire, une simple vibration de ce dernier signale au conducteur un franchissement de ligne non signalé par une action sur les clignotants.

Côté confort, le multi-sense apparu sur l’ Espace, la Talisman, ou encore la Mégane est à nouveau de la partie. Pour rappel, il permet de piloter à partir d’un seul bouton cinq modes de conduite influant sur de nombreux paramètres de la voiture tels que la direction, la réponse du moteur à l’accélération, la loi de passage des vitesses en présence de la boite EDC, la sonorité du moteur, la climatisation et le réglage de la fonction massante des sièges. La tablette R-Link 2 de 8,7’ est bien sur disponible. Elle regroupe les commandes de la station multimédia, la navigation, les menus de paramétrage de la voiture, ainsi que les commandes de climatisation.

Comme la plupart des finitions haut de gamme de chez Renault, le système audio est développé par Bose. Ce ne sont pas moins de 11 HP qui se chargent de créer une ambiance sonore de très bonne qualité contre 8 jusqu’alors. Le résultat est vraiment à la hauteur des attentes les plus exigeantes.
Enfin, la caméra de recul et l’Easy Park Assist viennent compléter le tableau des aides à la conduite ou plutôt du stationnement.

Sur la route : Confort et équilibre

Sur la route, ce nouveau Scénic se montre convaincant, sans pour autant être démonstratif. Les grandes roues de 20’ n’affectent en rien le confort ni la tenue de route en gardant une hauteur de flan de pneus comparable à des roues de 17’.

Finalement leur impact demeure plus visuel que dynamique. La direction à assistance électrique se montre assez précise, mais elle n’est pas très incisive, et ne remonte pas trop d’information sur le niveau d’adhérence lorsque le rythme devient plus soutenu.

Il en est de même du côté de l’amortissement : le confort est vraiment excellent, le roulis reste relativement maitrisé, mais le tout reste trop typé confort pour pouvoir adopter une conduire résolument dynamique. Est-ce la philosophie des véhicules de ce segment ? Pas vraiment, et c’est bien dommage. En effet, le design résolument dynamique laissait penser que la conduite serait plus incisive, mais il n’en est rien. Nous restons au niveau certes excellent mais très typé confort de la précédente génération. Le comportement reste équilibré et rassurant en toutes circonstances, mais manque de précision à haute vitesse pour devenir vraiment amusant.

Côté motorisation, le Scénic IV est animé par 2 motorisations essences de 115 et 130 chevaux, et 6 motorisations diesel de 95 à 160ch.

Le TCE 130 que nous avons pu essayer s’est montré intéressant, notamment en ville ou sur petites routes, mais rapidement assez juste lors des dépassements, et ce même en tombant un ou deux rapports. Dommage car cette motorisation nous avait laissé un excellent souvenir sur la Mégane de troisième génération, mais il faut croire que le châssis plus lourd de ce Scénic a eu raison de sa fougue.

Espérons qu’une version plus puissante fera son apparition afin de proposer une vraie alternative de choix aux motorisations diesel. La consommation réelle s’est établi aux alentours de 6,5l/100km (5,8l/100km et 129g de CO2 annoncés en cycle mixte, 7,2l/100km en cycle urbain, et 5,0l/100km en cycle extra-urbain).

Heureusement les motorisations dCi se sont montrées plus à la hauteur. Le 1.6 dCi 130 s’est révélé très souple et acceptant de reprendre à tous les régimes. Vigoureux sans pour autant être explosif, il s’est révélé très agréable pour relancer le rythme en sortie de virage ou lors des dépassements. Le trou du turbo à bas régime est mieux maitrisé que dans la génération précédente, même s’il est malheureusement toujours présent, surtout en dessous des 1 500 tours minute. La boite est légèrement plus courte que sur les versions précédentes (+200 tours à 130 Km/h) sans pour autant influer sur la consommation qui s’établissait à 5,6l/100km en réel (4,5l/100km et 116g de CO2 annoncés en cycle mixte, 5,1l/100km en cycle urbain, et 4,1l/100km en cycle extra-urbain) Il manque cependant quelques chevaux à ce bloc pour être vraiment convainquant.

Le dCi 160 devrait faire mieux avec ses deux turbos, mais même avec 30 chevaux supplémentaires, le 0 à 100km demeure au-dessus des 10 secondes avec 10,7s contre 11,6s pour le 130. Dommage encore une fois car les amateurs de performances resteront sur leur faim.

La vraie surprise vient du bon vieux 1.5 dCi 110 épaulé par le système Hybrid Assist. En effet, un petit moteur électrique vient s’additionner au moteur thermique afin de l’aider dans les phases de démarrage ou de reprise. Le résultat est surprenant car il redonne au dCi plus de consistance tant dans les phases d’accélération, que de décélération où le moteur électrique recharge les batteries et rajoute par la même occasion du frein moteur pour ralentir le véhicule. La boucle d’essai s’est avérée trop courte pour nous rendre compte des qualités dynamiques de cette motorisation sur route, mais sur un cycle urbain l’intérêt est réel. Il en résulte par ailleurs une baisse des consommations et donc des émissions de CO2 de l’ordre de 10% : 3,5L/100km et 92g de CO2 contre 3,9L/100km et 100g de CO2 annoncés dans la version dCi 110 standard.

Conclusion : Révolution dans le style, continuité dans la philosophie

Avec cette nouvelle version, Renault a réussi le pari de changer radicalement le style, d’abandonner des fondamentaux des véhicules de la catégorie, sans pour autant rien changer aux raisons du succès de son monospace compact. Les possesseurs de l’ancienne génération ne seront pas dépaysés, et retrouverons toutes les qualités de leur familiale préférée dans cette nouvelle version. Même les tarifs demeurent inchangés et s’affichent de 23 700€ à 35 800€.

Essai Scénic 4

Le Scénic devient vraiment désirable, et conserve les aspects pratiques apparus au fil des années. Alors oui, les sièges indépendants disparaissent, le seuil de chargement devient plus haut, mais l’essentiel et là, le style en plus.

Finalement ce qui manque le plus, ce sont les promesses faites par son nouveau design : une motorisation réellement efficace et haut de gamme, et un châssis plus incisif afin de coller au mieux à son look dynamique. Espérons qu’une version GT apparaitra rapidement pour combler ces lacunes.

ette quatrième génération n’en demeure pas moins une réelle réussite. Il est fort à parier que le segment des monospaces compacts a encore de belles années devant lui, et peut représenter une réelle alternative de choix face aux SUV en présentant des véhicules désirables et bien pensés. Ce Scénic semble bien armé pour affronter la concurrence et, qui sait, tenir sa place de leader sur le segment.
 



 

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