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Mégane 3 RS 265ch

Mégane 3 RS 265ch

A l’occasion de la sortie de Mégane GT220 nous avions eu l'occasion de l'essayer durant tout un week end, mais malheureusement, des soucis administratifs ont contraint Renault sport à reporter cet essai.


En guise de consolation c’est à bord d’une Mégane RS collection 2012 que nous sommes repartis. Il va y avoir du sport !

Notre modèle d’essais est donc une Mégane RS collection 2012 blanc nacré, équipée du châssis sport en finition luxe disposant du toit en verre fixe et de jantes en 19''. Animée par le bloc moteur 2.0l Turbo (FART-RS) développant 250ch et 340Nm en mode « Normal » ou 265ch et 360Nm en mode « Sport », cette version dispose d'un châssis moins affûte que la version CUP. A contrario, le confort n'en n'est que meilleur.

Présentation extérieure
Notre version d'essai est dotée de la peinture blanc nacré qui lui confère un air sage mais exclusif, de grosses jantes 19'' « Steev » diamantées ce qui leur donne finalement une certaine finesse. Mais attention aux nids de poule, ou aux trottoirs avec ses pneus « taille basse ».

La présence sur notre modèle du toit fixe panoramique crée un rappel de noir sur le toit qu’on retrouve sur le bouclier, l’intérieur des jantes et le diffuseur arrière. Sur le premier on retrouve les feux de jour à LED, de série sur les modèles « Collection 2012 », parfaitement intégrés à la lame F1. On notera que les laves-phares sont présent même sur les modèles n’ayant pas les feux au xénon.
L'ensemble est donc bien une version RS, sans fioritures particulières. On aime ou on n'aime pas, mais en général, rare sont les personnes qui sont dans second cas...

Présentation intérieure
A l’intérieur l’ambiance sportive est bien présente avec les sièges baquets et leurs appuie-têtes siglés RS et les surpiqûres rouges sur le volant ainsi que sur le levier de vitesse. Sur la planche de bord, on retrouve la bande rouge spécifique avec le monogramme « RENAULT SPORT ». Pour compléter cette dotation colorée rien de tel que les ceintures là aussi de couleur... rouge. Ces petites attentions certes gadgets permettent de personnaliser -un peu- l'habitacle qui reste malgré tout très -trop- proche des autres versions plus sages.

L'instrumentation est heureusement spécifique, et la seule vue du compte tour et du compteur de vitesse permet de comprendre immédiatement à quoi l'on a affaire. Le tachymètre numérique de la berline et du coupé est ici troqué contre une version classique à l'ancienne, avec ses bonnes vieilles aiguilles.

De même, le témoin lumineux de passage des vitesses est ici accompagné d'un bip sonore indiquant le meilleurs moment pour passer la vitesse, ou surtout pour avertir du régime de rupteur. Rien à voir donc avec l'habituel indicateur pour réduire sa consommation.
Et pour ceux qui préfèrent, s'il y en a, l'affichage numérique, sachez qu'il est possible également d'afficher la vitesse sur le cadran numérique.

Dans cette version luxe, la Mégane RS dispose en outre du cuir intégral noir et des sièges avants chauffants à 3 niveaux de puissance ainsi que du réglage électrique, côté conducteur seulement. Même si on aurait aimé retrouver cette fonction sur le siège passager, ne boudons par notre plaisir, surtout que cette fonctionnalité reste bien secondaire dans une telle voiture, qui est d'ailleurs plutôt destinée à un plaisir solitaire...

La qualité perçue est très bonne, celle-ci s’améliorant au fil des modèles du losange et c’est tant mieux, mais il est dommage que comme à l'ordinaire, la partie basse (et notamment la porte de la boite à gant) soit en plastique rigide. Cela donne une sensation de fragilité vis-à-vis des rayures… Les aérateurs ainsi que la partie supérieure du couloir central sont recouverts de noir laqué, ce qui est du plus bel effet lorsque c’est neuf mais dont le vieillissement demande à être vu à l’usage.
Les sièges baquets à l’avant sont relativement confortables pour peu qu’on ne soit pas trop gros, et assurent un très bon maintien, pratique lors de la conduite musclée.

L’accès aux places arrières reste aisé pour une 3 portes, puisqu'il n’est pas nécessaire de se plier en « quatre » pour y accéder. Si l’on choisit de passer du côté passager il faudra rabattre le siège via la poignée puis le faire avancer manuellement (ensuite le rabattre et le reculer jusqu’à son point d’ancrage). Le côté conducteur est là encore mieux loti, puisque le fait de rabattre le siège active le moteur électrique d’avancement du siège, et, en remettant le dossier droit, le siège reprendra alors son recul tel que le conducteur l’a réglé au préalable.

Une fois installé, la place à l’arrière est correcte bien que les petites custodes pourraient déboussoler les plus claustrophobes d’entre nous. Le toit panoramique fixe apporte de la luminosité à l’intérieur de l’habitable, mais il est cependant dommage que celui-ci ne soit pas ouvrant !

L’installation audio Bose est de bonne facture, le son est clair et bien défini. La présence du caisson de basse ne passe pas inaperçu, puisqu'il permet d'offrir une profondeur de basses qui fera plaisir aux mélomanes. Le streaming Bluetooth est pratique mais une fois de plus -à force de le dire nous finirons peut être par être entendu- on regrette de ne pas pouvoir naviguer dans la bibliothèque du périphérique ce qui oblige donc à manipuler la source pour changer d’album. En utilisant une clé USB, tout cela est possible via les palettes de commande au volant très pratiques.

Le GPS intégré, un TomTom Live, le même que celui proposé sur l’ensemble de la gamme actuelle, présente l’avantage d’être plutôt bien intégré et abordable mais il est regrettable que Renault ait abandonné son Carminat Navigation et Communication connu et reconnu alors qu'il est toujours au choix sur des modèles plus haut de gamme comme Laguna III et Latitude.

Comportement routier
 Nous n’irons pas par quatre chemins, la RS est une sportive ! Dès les premiers tours de roues on se rend compte que la suspension est dure -on n'a pourtant qu'un châssis sport-, et ce ne sont pas les jantes en 19 pouces qui aideront à gommer les défauts de la route ! La contrepartie de cette rigidité est bien sûr une tenue de route bluffante; dans les virages la voiture reste droite même à vive allure, bien aidée par une direction précise.

Passons au cœur de la bête, la Mégane RS collection 2012 possède toujours sous son capot le fameux bloc moteur 2l turbo mais dans une version poussée à 265ch. A noter qu’en condition « normale » le moteur ne développe « que » 250ch. Pour disposer des 15ch supplémentaires il faudra agir sur le bouton de l’esp qui permet d’activer le mode sport avec maintiens de l’assistance électronique lors d’un appuie court et le mode sport sans assistance lors d’un appuie long.

La première position a pour conséquence non seulement d’augmenter la puissance du moteur mais agit également sur le temps de réponse de la pédale d’accélérateur ainsi que sur le retour de son à l’intérieur de l’habitacle tandis que le second mode permet d’agir sur l’anti-patinage et repoussera ses limites. Nous n’avons pas expérimenté ce mode, celui-ci est plutôt adapté aux pilotes qui auront envie de s’amuser sur circuit alors que notre essai s'est déroulé sur des routes ouvertes à la circulation.
 En mode sport, la voiture change vraiment de comportement, dès son activation on peut voir le régime moteur monter mais la vraie différence perceptible est au niveau de l’échappement avec un son différent et évocateur ! Nous voilà donc partis sur les petites routes de l’Eure-et-Loir et de Normandie pour vérifier si Renault Sport ne nous a pas menti sur la force de frappe de cette Mégane sur-vitaminée, et il n’aura pas fallu longtemps pour se rendre compte que non.

La Mégane RS et une petite bombe et ça pousse vraiment fort ! A haut régime on entend le turbo souffler à pleins poumons dans la ligne d’échappement, le compteur monte vite et on ne parle même pas du compte tours qui s’envole à une vitesse folle ! Au début il est même difficile de passer les vitesses lorsque le signal retentis.

Une fois que l’on a pris pleine possession de la bête alors on passe dans un autre monde. Pas besoin de rouler à des vitesses répréhensibles pour se faire plaisir (bien que celle-ci s’en approche malgré tout très très vite). Grâce à sa direction efficace et à sa tenue de route digne d’un karting -sans le cul qui décroche-, les virages tortueux deviennent alors de simples formalités et son important couple permet de repartir de plus belle. N’oublions pas non plus de préciser que le freinage est à la hauteur du reste de la mécanique, c’est-à-dire efficace sans pour autant être traite. Il faut comprendre par-là que ça freine fort mais sans l’impression de se prendre le pare-brise à la moindre sollicitation des freins, ceux-ci sont plutôt progressifs et permettent de jauger correctement son freinage avec une pédale plutôt dure.

Renault indique une consommation moyenne de 7,5l/100km en cycle normalisé, mais lors de notre essai -non normalisé- celle-ci était plutôt aux alentours de 15l/100km. Dès que l’on commence à jouer, la consommation grimpe assez vite ! Celle-ci n’est bien sûr pas représentative, mais il faut reconnaître qu’à vitesse stabilisée sur autoroute la consommation est très raisonnable au regard de la puissance puisque la moyenne constatée lors de la récupération du véhicule était aux alentours de 8l/100km.

Conclusion de l’essai
Cette Mégane ne passe pas inaperçue et nous avons pu le constater au cours du week-end. Sur la route, le confort n’est forcément pas au niveau d’une grande routière mais ce n’est pas non plus pour cela qu’elle est conçue ! Ceci étant, en version luxe -si on accepte de payer le prix fort- elle dispose de tout l’équipement digne d’une routière (cuir chauffant, xénon, installation sonore de bonne facture, etc…). Son terrain de jeu est bien sûr les petites routes sinueuses ou encore le circuit!

Au final, pour une sportive, cette Mégane RS reste relativement polyvalente et son utilisation au quotidien reste envisageable si on accorde peu d'importance aux risques qu'elle fait prendre à notre permis, et non à notre sécurité. On s’attache vite à cette voiture mais il faut déjà la rendre ! C’est dommage, elle remplissait bien notre garage !



 

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